
Éruption volcanique meurtrière en Indonésie
9 mai 2026Reuters.com
9 mai 2026Analyse : L'équipe examine les points essentiels pour vous informer rapidement.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « L’hantavirus agite une complosphère hantée par le souvenir du Covid ».
Ce qu’il est utile de savoir
L’OMS a beau assurer que les cas repérés à bord du MV Hondius n’ont rien à voir avec la pandémie apparue à la toute fin de 2019, la sphère complotiste y voit une nouvelle crise planétaire.
Les quelques cas d’hantavirus décelés à bord d’un bateau de croisière dans l’Atlantique agitent la complosphère, qui ressort les mêmes théories que lors de l’épidémie de Covid-19, entre conspiration vaccinale, arme de dépopulation massive et remèdes miracles. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a beau assurer que les cas repérés à bord du MV Hondius n’ont rien à voir avec la pandémie apparue à la toute fin de 2019, rien n’y fait: la sphère complotiste y voit une nouvelle crise planétaire.
«ALERTE CONFINEMENT: les mondialistes lancent leur Covid 2.0», avertit sur X Alex Jones, fondateur du site d’extrême droite Infowars, déjà condamné aux États-Unis à de lourdes amendes pour ses mensonges. «Ils ont appuyé sur l’interrupteur». De très nombreux messages proclament l’arrivée d’une nouvelle «plandémie» – comprendre une «épidémie planifiée» – en référence au titre d’un pseudo-documentaire de 2020 qui a multiplié les fausses affirmations sur le coronavirus.
Leur justification? L’hantavirus serait le résultat d’un complot visant à forcer les populations à se vacciner ou à se confiner, avec en ligne de mire les élections législatives de novembre aux États-Unis: en cas de confinement, les électeurs seraient en effet obligés de voter par correspondance, ouvrant la porte à des fraudes massives aux yeux de ceux qui, comme Donald Trump, contestent toujours le résultat de la présidentielle américaine de 2020.
Maladies fabriquées par les élites
«La résurrection presque immédiate des théories conspirationnistes de l’époque du Covid-19 rappelle que la désinformation ne disparaît pas comme par enchantement lorsque la crise qui en est à l’origine est terminée», observe Yotam Ophir, chef d’un laboratoire de recherche consacré à la désinformation à l’Université de Buffalo (nord-est des États-Unis).
Certaines théories s’appuient sur d’anciens articles consacrés à la recherche d’un vaccin contre l’hantavirus, sur des déclarations du milliardaire Bill Gates à propos du Covid, ou encore sur une série télévisée des années 1990, pour démontrer que ce virus a été intentionnellement lâché dans la nature afin de réduire la population mondiale, ou pour enrichir les fabricants de vaccins. D’autres expliquent que l’hantavirus est un effet secondaire du vaccin de Pfizer contre le Covid-19.
Pour Yotam Ophir, ces théories descendent d’une longue tradition séculaire selon laquelle les maladies seraient fabriquées par les élites. Mais elles circulent beaucoup plus vite par le truchement des algorithmes et sont parfois alimentées par la sphère antivax, désormais installée au sommet de l’administration Trump.
«Arme biologique»
Il n’y a pour l’heure aucun remède ni vaccin contre l’hantavirus, une maladie transmise par les rongeurs. Mais en ligne, des médecins en rupture de ban et des figures politiques ressortent des tiroirs l’ivermectine, un médicament antiparasitaire qui a connu son heure de gloire dans la complosphère à l’époque du Covid. Aux États-Unis, l’ancienne députée trumpiste Marjorie Taylor Greene explique en ligne que l’hantavirus est une «arme biologique» déclenchée par des laboratoires pharmaceutiques afin «d’empoisonner» la population avec leurs vaccins.
Cette dernière s’appuie sur les affirmations d’une médecin texane coutumière des infox, Mary Talley Bowden, qui fait l’apologie en ligne de l’ivermectine contre l’hantavirus — tout en la proposant directement à la vente sur son site. Le gouverneur de Floride (sud-est), Ron DeSantis, a de son côté ressorti un vieux projet de loi visant à offrir l’ivermectine sans ordonnance dans son État. «La désinformation atteint des niveaux extrêmes avec l’ivermectine», observe le virologue John Lednicky, de l’Université de Floride. Pourtant, ce médicament «n’est pas efficace contre les infections».
Source : www.lefigaro.fr
Conclusion : La rédaction suivra cette actualité pour vous fournir un point de vue complet.

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