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9 mai 202650 ans après l’épopée de 1976, Saint-Etienne veut tout renverser pour retrouver la Ligue 1
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Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « 50 ans après l’épopée de 1976, Saint-Etienne veut tout renverser pour retrouver la Ligue 1 ».
Récap des faits principaux
Dans un printemps rythmé par la douce nostalgie des années de gloire, avec la finale « des poteaux carrés » du 12 mai 1976 à Glasgow face au Bayern Munich en Coupe des clubs champions comme (presque) couronnement, l’ASSE en version 2026 a pris du retard dans son opération « retour vers le futur »! Car si les barrages sont assurés – les Verts ne peuvent terminer au-delà de la 5ème place – un accès direct dès ce soir, toujours possible avec des résultats couplés entre St Etienne (Amiens) et Le Mans (à Bastia), serait vécu comme le « service minimum » après les ambitions estivales. Et si la magie des années soixante opérait ce samedi soir face à Amiens. Mais il faudra un peu plus que cela.
C’est la spécialité des clubs de foot de Rhône-Alpes: les cycles. L’OL en a enchainé un en hiver de 13 succès consécutifs avant de pédaler dans le dur, 9 matchs sans victoires avant finalement, de repartir vers une potentielle qualification en Ligue des Champions grâce à 4 victoires alignées en avril. Son voisin stéphanois monte aussi sur son vélo et alterne, notamment depuis l’arrivée de Philippe Montanier, le 2 février dernier: 5 succès de suite d’entrée pour 3 derniers matches soldés par autant de défaite…
L’ASSE n’a plus son destin entre ses mains face à Amiens ce soir
Et voilà comment la 2e (et dernière) place directement qualificative pour la montée se dérobe depuis l’échec à Rodez (2-1). Et voilà comment l’ASSE n’a plus son destin entre ses mains face à Amiens ce soir. Il faut en effet cumuler, un succès par deux buts d’écart à Geoffroy-Guichard et un nul du Mans à Bastia; une victoire avec une seule unité de différence doit être associée à une défaite mancelle pour arriver au même résultat.
Sur le papier, c’est à la fois aussi simple, du point de vue comptable, que compliqué à l’analyse des prestations poussives, qui accompagnent les ultimes revers. Philippe Montanier contre le pessimisme ambiant avec la bonne méthode Coué: « Faut voir ce qu’on a déjà fait de positif, ne faut pas oublier qu’on avait une série de sept matchs avec cinq victoires de rang », rappelle-t-il en conférence de presse à deux jours du match. « Ce qu’on a su faire, on est capable de le refaire. Faut puiser dans notre boîte à confiance ».
« Cette saison, dès que nous avons mis du rythme, on a été difficile à battre »
C’est ce que fait Denis Appiah, le défenseur: « Nous devons retrouver de l’allant offensif, de la vitesse et de la profondeur pour remettre du rythme. Cette saison, dès que nous avons mis du rythme, on a été difficile à battre. »
Et retrouver de la légèreté face à la « pression » d’une intersaison 2025 placée sous le signe de la remontée immédiate et « obligée ». C’est ce que dessine comme perspectives, un montant, celui du seul recrutement des Verts (25 millions d’euros) à l’été 2025: il représente à lui-seul, 77% de l’enveloppe totale des dépenses de la L2. De là est né le qualificatif de « PSG de la Ligue 2 » quand on évoquait l’ASSE.
« Nous sommes déçus et énervés de nos dernières prestations, il faudra se concentrer sur celle qui arrive »
Pas évident dans la pratique dans la phase actuelle. Denis Appiah encore: « Après les trois défaites, ce n’est jamais la meilleure façon d’aborder les rencontres à venir mais il reste une journée et on va jeter toutes nos forces dans cette ultime bataille. Nous sommes déçus et énervés de nos dernières prestations, il faudra se concentrer sur celle qui arrive. » Et celle qui arrive offre encore une opportunité unique de s’éviter d’étirer la saison par des barrages la semaine prochaine puis la suivante, le cas échéant face au 16ème de Ligue 1.
L’épopée de 1976 comme exemple
Et si la magie des années de gloire agissait comme fil conducteur? Car dans le Forez, depuis la mi-mars, pas un jour ne se passe sans qu’il ne soit programmé, une conférence-débat, un vernissage d’exposition de photos, la projection d’un documentaire sur l’épopée de la saison 1975-1976 de Copenhague à Glasgow, des Ranges à Kiev, d’Eindhoven à cette finale face au Bayern. Avec en point d’orgue, la venue des héros de 1976 dans un Geoffroy-Guichard qui y croit avec des places qui se sont arrachées sitôt mises en vente…
Alors, d’une génération à l’autre, la transmission peut-être opérer? Un témoin d’hier et acteur d’aujourd’hui, l’entraîneur, Philippe Montanier veut y croire: « C’est là où vous découvrez le foot de haut niveau, moi j’ai 12 ans, là où vous êtes fan de foot et puis c’est l’équipe, pendant 20 ans il n’y a rien eu quoi, c’était le désert, se souvient-il. En plus ils ont réanimé la flamme, ils ont été accueillis à Paris comme des vainqueurs, parce qu’en fait pour nous tous ce sont les vrais vainqueurs, ils auraient dû gagner cette finale, le foot c’est comme ça. Et c’est aussi ça qu’il faut leur dire à nos anciens, c’est qu’ils ont été inspirants ».
« Sensibiliser au fait qu’ils sont dans un club très important et qu’avant eux, il y a eu de grandes équipes et de grands joueurs qui ont fait l’histoire de ce club »
Alors inspirants, les Curkovic, Lopez, Piazza, Rocheteau, Santini, Revelli … et leur capitaine Larqué? Comment transformer cette présence physique, de toute cette nostalgie installée depuis deux mois en levier de motivation ? Comment faire infuser ces exploits à des joueurs nés pour la plupart au 21ème siècle, et donc imperméables à cette culture stéphanoise ? Denis Appiah, le défenseur qui a déjà connu trois montées, dont celle de 2024 a sensibilisé ses coéquipiers cette semaine: « sensibiliser au fait qu’ils sont dans un club très important et qu’avant eux, il y a eu de grandes équipes et de grands joueurs qui ont fait l’histoire de ce club. Il faut se sensibiliser à ça pour justement prendre ses responsabilités pour le match de ce week-end. Parce que l’épopée de 76, c’est un peu l’ADN de ce club, c’est une journalistes qui ne renonce jamais. Tout le monde pense que c’est fini. Ils arrivent à renverser les choses. Ça peut peut-être ressembler à ce qu’on peut vivre ce week-end ».
Réponse ce samedi soir dans un Geoffroy-Guichard prêt à bouillir
Philippe Montanier a déjà sa causerie de prête: « On doit respecter l’ADN, on est dans un match de Coupe d’Europe, on a perdu 1-0 à l’aller, Saint-Etienne perd 2-0 à Kiev, à ce moment-là, pour moi, une des plus grosses équipes d’Europe avec Lobanovski comme entraîneur, et qui gagne 3-0. Nous on se retrouve avec cet ADN-là, de dire, eux ils l’ont fait, et nous on doit continuer à faire perdurer ça ».
Ces mots pousseront-ils la génération 2026 à remettre dans l’élite du football français, le club aux dix titres de champions de France, une saison après sa descente ? Réponse peu avant 22heures avec des spectateurs privilégiés, les héros de 1976, qui se diraient que leur esprit veille encore Geoffroy-Guichard, un demi-siècle plus tard.
Source : rmcsport.bfmtv.com
Conclusion : Notre équipe continuera à fournir une analyse régulière.

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