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7 mars 2026Des tirs en provenance du Liban malgré la trêve, riposte d’Israël… Ce que l’on sait de la situation
RABIH DAHER / AFP
Israël a mené des frappes dans le sud du Liban pour répondre à des tirs de roquettes que le Hezbollah nie avoir lancées. (Photo de frappes dans le sud du Liban le 22 mars 2025)
INTERNATIONAL – La tension monte de nouveau entre Israël et le Liban. Beyrouth a mis en garde contre le risque d’une « nouvelle guerre » contre Tel Aviv ce samedi 22 mars. Une menace qui intervient après l’annonce par Israël de tirs sur son territoire, auxquels il a riposté.
Une trêve a mis fin le 27 novembre 2024 à deux mois de guerre ouvert entre l’armée israélienne et le Hezbollah libanais, qui avait ouvert un front contre Israël le 8 octobre, en soutien au Hamas. Voici ce que l’on sait de ces nouvelles évolutions.
« Violation flagrante de l’accord »
L’armée israélienne a annoncé ce samedi avoir mené des frappes contre « des dizaines de lanceurs de roquettes » et un centre de commandement du Hezbollah dans le sud du Liban, après des tirs de roquettes sur le nord d’Israël. Elle dit en avoir intercepté trois, tirées du sud du territoire voisin.
« Il y a peu de temps, l’armée a frappé des dizaines de lanceurs de roquettes et un centre de commandement d’où opéraient des terroristes du Hezbollah », a indiqué l’armée dans un communiqué.
« Le tir de roquettes ce matin vers la Galilée est une violation flagrante de l’accord (de trêve, ndlr) entre Israël et le Liban », ajoute l’armée, qui a mené des dizaines de frappes au Liban depuis l’entrée en vigueur de cette trêve fin novembre.
Trois rampes de lancement trouvées
Pourtant, le Hezbollah libanais a nié dans un communiqué « toute implication » dans ces tirs et « estimé que les allégations de l’ennemi israélien s’inscrivent dans le cadre des prétextes pour poursuivre ses attaques contre le Liban, qui n’ont pas cessé depuis l’annonce du cessez-le-feu. »
L’armée libanaise a, elle, annoncé avoir « trouvé trois rampes de lancement de roquettes artisanales dans une zone située au nord du fleuve Litani », à quelque 30 km de la frontière israélienne, et « procédé à leur démantèlement ».
Malgré tout, Benjamin Netanyahou a ordonné à l’armée de frapper des dizaines de « cibles terroristes » au Liban. Plus tôt dans la journée, le chef d’état-major israélien, le général Eyal Zamir, a promis une « réponse sévère » aux tirs de roquettes. « Nous ne pouvons permettre des tirs depuis le Liban sur les communautés de Galilée (nord) », a aussi dit le ministre de la Défense, Israël Katz.
Dans la matinée, l’agence nationale d’information libanaise ANI a fait état de tirs d’artillerie par les troupes israéliennes dans le sud du Liban contre plusieurs secteurs de la région et annoncé la mort d’une femme et d’un enfant. 8 personnes seraient blessées.
Après l’annonce des tirs de roquettes vers Israël, le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a mis en garde « contre le risque que les opérations militaires reprennent à la frontière sud, soulignant que cela pourrait entraîner le Liban dans une nouvelle guerre, aux conséquences désastreuses ».
« Agression continue contre le Liban »
La Force de maintien de la paix de l’ONU, déployée dans le sud du Liban près de la frontière israélienne, s’est dit « préoccupée » par une possible escalade. Le président libanais Joseph Aoun a lui dénoncé « l’agression (israélienne, ndlr) continue contre le Liban ».
Le cessez-le-feu tient globalement, malgré des accusations mutuelles de violations répétées. L’armée israélienne a continué de mener des frappes au Liban, souvent meurtrières, affirmant cibler « des structures terroristes » du Hezbollah ou des membres ou des responsables de ce mouvement. Et Tsahal maintient des troupes dans le sud du Liban dans cinq positions stratégiques près de la frontière nord d’Israël.
Aux termes de l’accord de cessez-le-feu conclu sous l’égide des États-Unis, Israël devait se retirer du sud du Liban, où seuls l’armée libanaise et les Casques bleus de l’ONU devraient être déployés.
Le Hezbollah, lui, devait lui démanteler ses infrastructures et se retirer au nord du fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres de la frontière israélienne.
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