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9 mai 2026De Fleury-d’Aude à Leucate, pénalisées à hauteur de 73 000 € et 124 000 €, des maires qui plaident pour que les taux de logements sociaux soient adaptés à la « réalité du terrain »
Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels de cette information.
Un résumé concis de « De Fleury-d’Aude à Leucate, pénalisées à hauteur de 73 000 € et 124 000 €, des maires qui plaident pour que les taux de logements sociaux soient adaptés à la « réalité du terrain » » selon notre équipe.
Éléments à garder en tête
Maires de Fleury-d’Aude et Leucate, André-Luc Montagnier et Michel Py sont à la tête de communes qui, cette année encore, devront s’acquitter de prélèvements en raison de l’insuffisance du taux de logements sociaux. Une situation qui mène ces élus à demander une adaptation du dispositif.
Les années passent et, sauf rares exemptions, le couperet tombe chaque année pour les communes du littoral audois concernées par la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbain (SRU) qui, depuis 2000, impose des taux de logements sociaux à respecter. Pour Fleury-d’Aude et Leucate, l’objectif est de 25 % du parc des résidences principales. En 2025, ces deux communes avaient respectivement été frappées par des prélèvements de 39 941 € et 69 865 € : le résultat de taux de logements sociaux chiffrés, au 1er janvier 2024, à 8,92 % et 4,09 %, selon les données du ministère de la Transition écologique (*). L’année 2026 n’a guère changé la donne. Dans les arrêtés signés le 17 avril 2026 par le préfet de l’Aude, 594 logements sociaux manquants pour 102 présents sont chiffrés à Fleury, et 627 manquants pour 281 présents à Leucate.
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Ces chiffres, André-Luc Montagnier et Michel Py, les maires de Fleury et Leucate, ne les contestent évidemment pas. Pas plus que ne l’avaient fait les 711 des 1 022 communes françaises qui, soumises à la loi SRU, n’avaient pas atteint les objectifs lors du bilan triennal 2020-2022, avec à la clé une réalisation de 67 % de la production attendue de 276 508 logements sociaux. En attendant que tombe le bilan pour la période tout juste achevée (2023-2025), les deux élus veulent d’abord afficher leur bonne foi : « On fait le maximum d’efforts, insiste André-Luc Montagnier. Une résidence seniors, 100 % éligible pour les demandeurs de logements sociaux, va sortir de terre. Mais on parle de quelques logements par an, pas plus. On attribue aussi du patrimoine immobilier de la ville à des bailleurs sociaux, mais là encore, ça ne règle pas la question. Et ce n’est pas qu’on ne veut pas, c’est qu’on ne peut pas. »
Entre la Méditerranée et le massif de la Clape, les contraintes et les risques font qu’il n’est tout simplement pas possible de construire
Discours semblable du côté de Leucate : « Du logement social, on en fait, assure Michel Py. Il y en avait 169 en 2019, 281 en 2025. On en fait d’abord pour répondre aux besoins de notre population. Et je le redis, les logements sociaux sont nécessaires. » Pourquoi, alors, ces retards accumulés ? À Fleury, le maire souligne les caractéristiques du littoral audois et de « stations essentiellement composées de résidences secondaires », mais aussi d’un territoire où, « entre la mer Méditerranée et le massif de la Clape, les contraintes et les risques font qu’il n’est tout simplement pas possible de construire. Nous n’avons pas de foncier. C’est la quadrature du cercle, c’est ingérable. Ce n’est pas qu’on ne veut pas faire d’effort, ni que l’on demande que tous les logements sociaux soient concentrés dans les grandes villes. C’est tout simplement que c’est insoluble. Il faudrait peut-être, enfin, adapter cette loi aux territoires. »
Entre 2025 et 2026, 500 nouvelles résidences principales fiscales ont été déclarées, sans que soit produit aucun nouveau logement
Une voie que défend aussi Michel Py : « On parle beaucoup d’adaptation, de simplification. Mais la loi SRU semble exclue de ces réflexions, elle est aujourd’hui considérée comme un totem, un objet intouchable, impossible à remettre en cause. » Mais le maire de Leucate l’assure : « Elle aurait pourtant besoin d’être corrigée sur trois points. D’abord en sortant du tout ou rien, en étant soit exempté, soit tenu de réaliser 20 ou 25 % de logements sociaux : parce que tous les territoires, si l’on prend un territoire industriel et un secteur où des seniors viennent s’installer pour leur retraite, n’ont pas les mêmes besoins. Ensuite avec une meilleure prise en compte de la réalité du terrain : sur les trois dernières années, la commune a gagné 50 habitants par an. Mais entre 2025 et 2026, 500 nouvelles résidences principales fiscales ont été déclarées, sans que soit produit aucun nouveau logement. C’est sur cet indicateur qu’est calculé le taux de logements sociaux : mais c’est un calcul fictif. Enfin, il faudrait une hiérarchie des normes et règlements : qu’on nous dise si la loi SRU est plus importante que le zéro artificialisation nette (ZAN). »
Car, même si la loi ZAN a subi de nombreux aménagements, notamment avec le report de l’objectif intermédiaire de diminution la bétonisation des sols de 50 % de 2031 à 2034, Michel Py l’assure : « Avec le ZAN, c’est certain, je n’arriverai jamais à réaliser ces 627 logements sociaux manquants. Et ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas possible de faire ZAN et SRU. »
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet de mises à jour régulières par nos journalistes.

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