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9 mai 2026Analyse : Nos journalistes proposent quelques éléments à retenir de cette actualité.
Notre rédaction analyse les faits saillants de « Quand « Céret Primeurs » faisait la notoriété de la capitale de la cerise ».
Points saillants
La Coopérative cérétane est en pleine réorganisation, situation que la fusion en 2013 avec La Melba, la maison mère de Bouleternère, laissait présager (édition du 25 avril). C’est la fin d’une époque où Céret était la « capitale de la Cerise ». Zoom arrière.
Dès 1871, la cerise est commercialisée en Roussillon, les plantations s’accroissent, associées à la vigne où l’exposition sur les coteaux à l’abri des vents violents leur est favorable. Le marché du Castell et les nombreux expéditeurs indépendants se partagent le négoce de la cerise.
René Borrat, regretté historien local, racontait en 1993 la naissance de la coopé. Suite à quelques divergences entre exploitants, représentants agricoles et services de la préfecture décrétant une taxe pour endiguer l’envolée des prix, une poignée d’hommes déterminés décidèrent de créer une coopérative de vente. La société Coopérative Céret Primeurs est née le 11 mai 1943 avec 150 producteurs versant une obole de 50 francs pour adhérer.
Les jours suivants un bureau fut constitué, et le conseil d’administration nomma Léon Parayre président provisoire jusqu’en octobre où le Reynésien Paul Ey prit sa place, devenant ainsi le premier président, avant Maître Pierre Sabaté, suivi de Jacky Arnaudiès en 1973, Jean-Pierre Baills et depuis janvier dernier, Alexandre Vargas.
Un record en 1965 avec 1 645 tonnes
Dès 1944, les premiers apports furent livrés à la salle Saint-Pierre de Céret. Ce fut une réussite avec 200 tonnes de cerises. En 1946, débuta la construction du bâtiment, non loin de la gare, vaste hall de 1 500 m2 à l’immense verrière aux poutrelles d’acier. Et comme l’indique l’impressionnant graphique mural dans le bureau, la première année, en 1948, 300 tonnes furent déchargées par charrettes et camionnettes sur le quai de la coopérative Céret Primeurs. Le volume fluctua ensuite en fonction des conditions météorologiques avec un record à 1 645 tonnes en 1965, mais seulement 173 tonnes en 1958.
La coopé ouvrait de 6 h à 18 h. Les « covos », ces grands paniers d’osier à deux anses, et plus tard les caisses, étaient déposés sur la grande bascule à cadran. Le directeur délivrait un bulletin rose portant le numéro du coopérateur et le poids du lot. Un tapis roulant acheminait les fruits vers les tables d’emballage et des groupes de jeunes filles préparaient les caissettes dans lesquelles les cerises étaient disposées une à une. Ensuite, « par route, par fer ou en avion, Céret expédiait ses premières cerises, Hâtive de Bâle et Burlat, jusqu’en Angleterre » *. Cette époque est bien révolue avec une baisse inexorable des coopérateurs et des apports, et Yvette Bachès évoque avec nostalgie ses 46 ans de secrétariat au service de la cerise de Céret, tandis que Jacky regrette l’appellation « Céret Primeurs » qui faisait la notoriété de ce fruit emblématique de la ville.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Les prochaines informations compléteront notre analyse.

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