
selon des médias américains, la Russie arme l’Iran par la mer Caspienne
10 mai 2026Reuters.com
10 mai 2026Analyse : Notre équipe offre une vue générale sur cette actualité récente.
Selon nos experts, « les Canaries se préparent à l’arrivée imminente du navire Hondius » mérite une attention particulière.
Les éléments principaux
Depuis des dernières heures, le monde a les yeux “rivés” sur les “75 hectares du port de Granadilla, au sud-est de Tenerife”, dans l’archipel espagnol des Canaries, où doit arriver dimanche à l’aube le MV Hondius, “le navire de croisière antarctique touché par une épidémie de hantavirus”, responsable à ce jour de la mort à bord de trois personnes, observe El País.
Samedi après-midi, “des dizaines de travailleurs et autant de membres des forces de sécurité s’activaient à préparer les installations pour le débarquement”, précise le quotidien espagnol. L’arrivée du navire néerlandais est prévue vers 5h30 locales (6h30, heure française) et le débarquement des passagers vers 8h00.
Le tout devant “le regard attentif d’une foule de journalistes de la presse écrite, de la radio et de la télévision venus du monde entier et qui, avec les éoliennes en arrière-plan, ont envahi les quais du port comme jamais auparavant”, raconte le titre madrilène. Plus de 350 membres des forces de l’ordre veilleront au bon déroulement des opérations.
Le Hondius jettera l’ancre au large des côtes
“D’intenses préparatifs sont en cours pour accueillir le navire dans le port de Granadilla et permettre à plus de 100 personnes de débarquer en vue de leur rapatriement”, confirme la BBC.
Le navire ne sera cependant pas autorisé à accoster, précise le diffuseur britannique. “Un périmètre de sécurité d’un mille nautique sera maintenu autour du navire à mesure qu’il approchera de l’île”, et une fois arrivé au port, “il jettera l’ancre au large afin de garantir le maintien de son isolement”.
Les passagers espagnols “débarqueront en premier”, ont déclaré les autorités espagnoles, et “la Belgique, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, l’Irlande, les Pays-Bas et les États-Unis enverront des avions pour évacuer les passagers de leurs pays respectifs”, rapporte The New York Times.
“L’Union européenne enverra deux avions pour prendre en charge les passagers d’autres pays européens, et les Pays-Bas évacueront les citoyens non européens dont les pays ne sont pas en mesure d’envoyer des avions”, précise le quotidien américain.
Véhicules hermétiques et surveillés
Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui pilote l’opération avec les autorités espagnoles, est arrivé samedi soir à Granadilla, où il a assuré que “l’Espagne [était] prête et préparée”.
Il était accompagné par plusieurs ministres espagnols, notamment ministre de la Santé Mónica García Gómez. “La délégation suivra la situation en direct depuis le poste de commandement mis en place pour assurer la coordination entre les agences gouvernementales, ainsi que le contrôle sanitaire et l’application des protocoles de surveillance et d’intervention”, explique Canarias7.
Sur les 147 personnes actuellement à bord du navire, “aucune ne présente de symptômes”, selon l’OMS. Les passagers seront débarqués “à bord de véhicules hermétiques et surveillés, empruntant un couloir isolé du public” jusqu’à l’aéroport de l’île, précise The New York Times.
Mais Madrid a eu beau assurer que le dispositif mis en place prévoyait qu’il n’y aurait “aucun contact” entre les passagers et la population locale, l’arrivée du navire a continué à semer la zizanie, dans la nuit de samedi à dimanche, entre le gouvernement central de Pedro Sanchéz et les dirigeants de la région autonome des Canaries, extrêmement réticents à l’idée de voir défiler sur leur territoire les dizaines de passagers du Hondius.
L’équipage restera à bord
Les deux parties étaient parvenues ces derniers jours à un accord, prévoyant que tous les passagers en transit, ainsi que le navire, devraient avoir quitté les Canaries dimanche soir. Mais il est apparu ces dernières heures que “cette demande [était] impossible à satisfaire, car près de 40 passagers ne peuvent être transférés [dimanche], l’avion prévu pour leur rapatriement n’étant pas encore arrivé à l’aéroport”, explique le journal canarien El Día.
Le Hondius devra donc rester au large des Canaries au moins jusqu’à lundi, une péripétie jugée inacceptable par le président de la région, Fernando Clavijo, qui a annoncé juste avant minuit qu’il n’autorisait plus l’opération. Le gouvernement central a réagi “une heure plus tard” en cassant la décision régionale et obligeant les Canaries à accueillir le navire, “soit par mouillage, soit par accostage”, précise le quotidien local.
Mais que ce soit dimanche ou lundi, “tout le monde ne débarquera pas du Hondius à Tenerife”, observe la BBC. “Quelque 30 membres d’équipage resteront à bord pour ramener le navire de croisière aux Pays-Bas. Mais pour les autres, la fin de semaines de peur et d’incertitude en mer se profile enfin à l’horizon”.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Cette information sera mise à jour dès que de nouveaux éléments apparaîtront.

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