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10 mai 2026Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels de cette information.
Voici quelques observations de notre rédaction sur « Face à la hausse des prix du carburant, les Français veulent taxer les superprofits ».
Les faits essentiels
Voilà une mesure portée par la gauche qui trouve un écho auprès d’une large part de Français. La taxation des superprofits, qui figurait en bonne place dans le programme du Nouveau Front populaire (NFP) aux élections législatives de 2024, revient en force dans le débat à la faveur de la guerre en Iran et de la hausse spectaculaire des prix du carburant.
Selon un sondage YouGov pour Le HuffPost, 66 % des Français souhaitent que l’État taxe les superprofits que réalisent les entreprises pétrolières comme Total. Une mesure défendue par de nombreux responsables politiques, d’Olivier Faure à Marine Le Pen, qui accusent les grandes compagnies d’être des « profiteurs de crise » — selon les mots du patron du PS —, Total ayant réalisé près de 5 milliards d’euros de bénéfices au premier trimestre.
Dans le détail, la taxation des profits exceptionnels est surtout défendue par les Français se disant proches de la gauche. Ainsi, 85 % des sympathisants et électeurs du Parti socialiste y sont favorables. On découvre toutefois à travers ce sondage que même au centre et à droite, la mesure est populaire. Ils sont 67 % au sein du camp présidentiel et 59 % parmi Les Républicains à penser que les entreprises pétrolières devraient être davantage mises à contribution. Voilà qui devrait interroger les représentants de ces partis à l’Assemblée nationale, opposés à tout ce qui ressemble de près ou de loin à un nouvel impôt.
La gauche, dans toute sa composante, a beau déposer de nombreuses propositions de loi sur le sujet ou tenter, comme le action La France insoumise, de pousser le débat sur la nationalisation des raffineries, rien n’y fait. Une trentaine d’économistes, guidés par Lucas Chancel, professeur à Sciences Po, ont même demandé au gouvernement de mettre en place cette taxe sur les superprofits. Le débat n’est pas franco-français puisqu’ailleurs en Europe, cinq pays (l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, le Portugal et l’Autriche) ont écrit à la Commission début avril, lui demandant de mettre en place la mesure.
Le gouvernement parle de « Total bashing »
Le gouvernement s’y refuse. « On a la chance d’avoir une major, Total, qui produit du pétrole, le raffine, bloque les prix sur les ponts de mai », défendait encore vendredi le ministre du Commerce, Serge Papin, sur franceinfo. Plutôt qu’attaquer le groupe, « il faut le saluer ». « C’est facile de tomber dans le Total bashing, c’est l’entreprise française que l’on adore détester. Mais avoir un grand pétrolier, c’est un outil de souveraineté et d’indépendance important », défendait aussi mercredi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.
L’objectif est donc de s’accrocher jusqu’au bout à la politique de l’offre, en refusant tout ce qui « alourdirait » la taxation des entreprises. Qu’importe que la mesure permette (en partie) de remplir les caisses de l’État.
Le sondage YouGov que nous publions montre aussi à quel point la hausse des prix du carburant a des conséquences très directes sur la vie des Français. 21 % d’entre eux disent avoir annulé ou modifié leurs projets de vacances pour cet été en raison du cours de l’essence. 63 % des personnes interrogées admettent que cela a un effet secondaire « important » sur le budget mensuel. Aussi, 6 Français sur 10 disent avoir réduit leurs déplacements quotidiens. Un sujet qui devrait largement alimenter les discussions à l’approche d’une élection présidentielle sous tension.
L’enquête a été réalisée sur 1 023 personnes représentatives de la population nationale française âgée de 18 ans et plus. Le sondage a été effectué en ligne, sur le panel propriétaire YouGov France du 30 avril au 5 mai 2026.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : La rédaction continuera à observer cette actualité pour informer ses lecteurs.

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