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20 mai 2026Braun-Pivet n’a pas du tout aimé cette pique de Genevard sur l’application des précédentes lois agricoles
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Ce qu’il faut garder en tête
Depuis mardi et pour deux semaines, les députés planchent sur le projet de loi d’urgence agricole, réponse du gouvernement à la colère du secteur l’hiver dernier. Censé apporter des réponses concrètes aux agriculteurs notamment sur la question de l’eau, le texte promet de provoquer des débats tendus à l’issue incertaine à l’Assemblée nationale.
Illustration ce mercredi 20 mai avec la ministre de l’Agriculture. Visiblement remontée par les critiques émises de manière récurrente sur le temps que le gouvernement met pour publier les décrets d’application des lois, Annie Genevard a interpellé la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet à ce sujet.
« Sur les quatre lois agricoles qui ont été votées en 2025, permettez-moi de vous dire que, et d’ailleurs j’interpelle à ce sujet la présidente de l’Assemblée nationale, il n’y a pas que des arrêtés dans un texte de loi, il y a aussi des mesures », a lancé la ministre lors d’une prise de parole. Avant de poursuivre : « Et je veux vous rassurer sur l’ensemble des mesures contenues dans les quatre textes de loi, nous sommes à plus de 50 % de mesures adoptées en mai. Nous serons à 90 % en juin. Et comparé aux chiffres d’autres textes de loi, croyez-moi, nous n’avons pas à en rougir, donc je voudrais qu’on éteigne définitivement cette question qui commence à devenir un peu injuste, je ne vous le cache pas. »
« Ne vous en déplaise »
La réponse de Yaël Braun-Pivet a été cinglante : « Merci madame la ministre, je vous avoue que votre interpellation me laisse perplexe. Il est dans le rôle du Parlement de s’assurer de la juste exécution de la loi dans les délais. C’est notre mission constitutionnelle madame la ministre, ne vous en déplaise. »
En février, dans une interview au Figaro, Yaël Braun-Pivet avait déploré la trop longue période entre le vote des textes et la prise des décrets d’application. Elle dénonçait notamment un « choix délibéré » de la part du gouvernement et la « mauvaise volonté » dont il ferait preuve.
Pour la présidente de l’Assemblée, ces délais alimentent la « défiance » des Français envers les élus. Lorsqu’ils découvrent que les textes ne sont pas encore en vigueur, « (les Français) ne se disent pas : “les décrets d’application n’ont pas été pris”. Ils se disent : “on nous ment, les politiques parlent mais n’agissent pas”. »
Probablement dernier texte d’ampleur sur l’agriculture d’ici la présidentielle, le projet de loi d’urgence agricole aborde de nombreux sujets, de la souveraineté alimentaire à la question du loup, en passant par celle du revenu des agriculteurs, de l’élevage, ou encore des pesticides.
Annie Genevard défend « une loi de réconciliation » entre « urgence écologique » et « urgence de produire ». Elle salue la « modération relative » du nombre d’amendements, preuve selon elle de l’« absence de volonté d’obstruction ».
Quelque 2 200 amendements ont été déposés (un certain nombre seront déclarés irrecevables) et des journées d’examen ont été ajoutées pour espérer en venir à bout. Les débats seront ainsi plusieurs fois interrompus par d’autres textes d’ici au vote final, prévu le 2 juin.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Les prochaines informations permettront de mieux comprendre les enjeux.

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