
Braun-Pivet n’a pas du tout aimé cette pique de Genevard sur l’application des précédentes lois agricoles
20 mai 2026
Ubisoft entertain : Perte nette annuelle record avant « un point bas » dans sa trajectoire cette année, Ubisoft croit à « un fort rebond » dès 2027
20 mai 2026à l’hôpital public, des soignants agacés du « fric monstrueux » dépensé pour l’administration
Analyse : Nos journalistes proposent quelques éléments à retenir de cette actualité.
Un résumé concis de « à l’hôpital public, des soignants agacés du « fric monstrueux » dépensé pour l’administration » selon notre équipe.
Résumé pour le lecteur
Alors que la situation des soins et de la prise en charge des patients inquiète à l’hôpital public, les soignants sont nombreux à dénoncer les effectifs des personnels administratifs.
L’hôpital public craque. Après la pandémie de Covid-19, la chute sans fin semble se poursuivre. C’est notamment l’alerte que donne Nicolas Berrod, journaliste du Parisien dans son livre-enquête, Urgences vitales: pourquoi l’hôpital public craque (Flammarion).
Les raisons sont multiples, mais une exaspère particulièrement les soignants: la multitude de postes dans l’administration où l’on considère que les cadres sont bien plus nombreux qu’il n’en faudrait.
C’est ce qu’assure notamment Sabrina, ASH envoyée en retraite anticipée à 41 ans seulement après un accident de travail: « Cela fait 20 ans que je travaille à l’hôpital de Vichy et on ne veut plus me prendre. Au bout de 20 ans, on vous jette, par contre des cadres et des cadres supérieurs, on en a. Et diviser pour mieux régner, c’est la politique de l’hôpital », déplore-t-elle au micro d’Apolline Matin.
« On a rajouté des strates »
Une multiplication des strates qui poussent certains à la démission: « Il y a du licenciement à bas bruit au niveau national », déplore Vincent, auditeur RMC et ancien cadre de santé qui a démissionné de son poste à l’hôpital public. « On a des dirigeants, des cadres, des strates extraordinairement développées avec des chefs de pôles et des cadres supérieurs. On a rajouté des strates et des strates… » se désespère-t-il déplorant qu’une grosse partie du budget d’un hôpital soit consacré aux ressources humaines.
« Pour faire des économies sur la santé, il faut faire des économies sur les RH », ajoute-t-il.
Aurel Guedj: « Ils coûtent un fric monstrueux »
Même son de cloche pour Aurel Guedj, le médecin urgentiste et chroniqueur à RMC: « On a un nombre d’administratifs par rapport au privé qui est monstrueux. Ce sont des gens dont on ne sait pas ce qu’ils font qui coûtent un fric monstrueux », déplore le praticien.
« En interne on demande des lits, du personnel et ils nous répondent: ‘on va essayer, on va réfléchir’ alors que des vies humaines sont en jeu et qu’il y a parfois des morts », alerte l’urgentiste.
L’exemple du privé
Des effectifs de personnels administratifs trop fournis, notamment à cause de la gestion compliquée de la tarification à l’activité?
« À une époque, il y avait une dotation globale, on donnait une somme à chaque hôpital, quelle que soit son activité », explique sur RMC Story Nicolas Berrod. « Ce n’était pas forcément bien, les hôpitaux qui voulaient faire plus n’étaient pas avantagés. Ca a été remplacé par la tarification à l’activité. L’hôpital est rémunéré en fonction des patients qu’il reçoit et ça peut entraîner des dérives en faisant sortir vite des patients qui rapportent moins pour en accueillir d’autres », explique le collaborateur.
Pour redresser la barre, l’urgentiste Aurel Guedj appelle à s’inspirer de l’hôpital privé: « Sans le privé, le système de santé publique explose. Dans le privé, il y a une efficacité incroyable vu que le but c’est de faire du rendement. Il y a donc moins d’administratif et sans eux, on ne pourrait pas absorber tous les patients », conclut-il.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Cette situation mérite une attention continue de notre équipe éditoriale.

9999999