
Escalade entre les États-Unis et Cuba : 30 ans après les faits, l’ancien président cubain Raul Castro inculpé par la justice américaine pour son implication présumée dans la destruction de deux avions civils
20 mai 2026
la presse étrangère s’étonne du grand déballage sur la Croisette
20 mai 2026Guerre au Moyen-Orient : sous pression face à la hausse des prix du carburant, le Royaume-Uni tolère une faille juridique lui permettant d’importer du pétrole russe raffiné en Inde et en Turquie
Analyse : Notre équipe vous propose une synthèse de cette information.
Nos rédacteurs considèrent que « Guerre au Moyen-Orient : sous pression face à la hausse des prix du carburant, le Royaume-Uni tolère une faille juridique lui permettant d’importer du pétrole russe raffiné en Inde et en Turquie » est un article à suivre.
Récapitulatif des informations
Des sanctions visant à interdire l’importation au Royaume-Uni de diesel et de kérosène fabriqués par des pays tiers à partir de pétrole russe, devaient entrer en vigueur ce mercredi. Préoccupé par la crise énergétique et par l’éventualité d’une pénurie de carburant, le gouvernement britannique a décidé de reporter l’application des mesures.
Face à la crise énergétique mondiale, le Royaume-Uni a décidé de reporter l’interdiction des produits pétroliers fabriqués à partir du pétrole russe et importés via des pays tiers, qui devait entrer en vigueur ce mercredi 20 mai.
Alors qu’il a, avec l’Union européenne, interdit depuis décembre 2022 l’importation directe de pétrole brut en provenance de Russie, une faille juridique dans les règles du commerce international permettait à l’Inde et à la Turquie de raffiner ce pétrole acheté auprès de Moscou, pour en faire du diesel ou du kérosène. Ces carburants étaient ensuite revendus légalement au Royaume-Uni.
En 2024, la BBC révélait que des millions de barils de carburant étaient toujours importés dans le pays via ce processus.
Le Centre pour la recherche sur l’énergie et la propreté de l’air (CREA) a estimé que plus de deux milliards d’euros (environ 1,8 milliard de livres sterling) de produits pétroliers fabriqués à partir de pétrole brut russe avaient été importés au Royaume-Uni via l’Inde et la Turquie depuis la première interdiction du pétrole imposée en décembre 2022.
En octobre 2025, le Royaume-Uni avait annoncé des sanctions strictes visant à fermer cette faille, qui devaient être appliquées à partir de ce mercredi.
Mais face à la panique générale provoquée par la guerre au Moyen-Orient, par la hausse des coûts des carburants ainsi qu’à l’éventualité d’une pénurie – en raison de la fermeture du détroit d’Ormuz par lequel transite plus de la moitié du kérosène utilisé en Europe-, le gouvernement britannique a décidé de reporter l’entrée en vigueur des sanctions.
Cet assouplissement permettra de facto de poursuivre les importations de kérosène et de diesel en provenance des deux pays.
« Cette mesure semble inutile »
Selon le journal britannique, l’interdiction totale sera finalement et progressivement mise en œuvre dans les prochains mois.
Le ministre britannique des Affaires étrangères a nié que ce changement puisse être qualifié de « dérogation » (aux sanctions visant l’économie russe), à l’instar de celles mises en place le mois dernier par le gouvernement américain, et qui ont été vivement critiquées.
Mardi dernier, le Royaume-Uni signait une déclaration du G7 réaffirmant son « engagement indéfectible » à imposer des « sanctions sévères » à la Russie.
Vladyslav Vlasiuk, Commissaire présidentiel ukrainien chargé de la politique des sanctions, a déclaré comprendre « la logique derrière la décision du Royaume-Uni », mais a indiqué qu’il n’approuvait pas l’approche adoptée.
« Notre inquiétude porte précisément sur les exemptions temporaires qui pourraient encore générer des revenus supplémentaires pour la machine de guerre russe », a écrit sur les réseaux sociaux le stratège en chef de Kyiv pour traquer le contournement des sanctions.
« Cette mesure semble inutile, elle ne fera pas baisser les prix, mais elle ne résoudra pas non plus la pénurie qui n’aurait probablement pas eu lieu de toute façon », a déclaré Robin Mills, directeur général du cabinet de conseil en énergie Qamar Energy, basé à Dubaï, indiquant que de tels changements envoyaient un « signal négatif ».
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Cette information sera mise à jour dès que de nouveaux éléments apparaîtront.

9999999
