
selon Bank of America, l’action pourrait grimper de plus de 40%
21 mai 2026Reuters.com
21 mai 2026Analyse : Les rédacteurs ont examiné cette actualité pour en tirer quelques conclusions.
L'article « UberEats et Deliveroo sommés de justifier les désactivations « brutales » des livreurs » a retenu l'attention de notre équipe.
À savoir
UberEats et Deliveroo ont été appelés par des syndicats à faire la transparence sur leurs algorithmes, qui dictent notamment le montant des courses, et la désactivation des comptes de livreurs. Ces derniers se retrouvent parfois plusieurs mois sans revenus.
Les plateformes de livraison qui emploient des travailleurs indépendants sont accusées d’opacité. La CFDT et Union Indépendants ont mis en demeure le 11 mai UberEats et Deliveroo de justifier la désactivation de milliers de comptes de livreurs et de faire la transparence sur leurs revenus. Cette offensive pourrait déboucher sur une action de groupe en justice.
Par cette action, les syndicats souhaite « lutter contre l’abus du système d’indépendant », a expliqué lundi 18 mai la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, lors d’une conférence de presse à Paris. Ils espèrent que les plateformes communiqueront mieux lorsqu’ils désactivent les comptes des livreurs, principalement parce qu’elles les soupçonnent de partager leur compte.
« Une situation chaotique »
Chaque semaine, des dizaines de comptes de livreurs sont désactivés sans preuve, ce qui les laissent sans revenus du jour au lendemain. Car les plateformes demandent aux livreurs de se prendre régulièrement en photo pour lutter contre les comptes frauduleux.
Mais à cause d’un simple selfie trop sombre, le profil de Morgan a été désactivé pendant 2 mois. Ce livreur dans le Nord avait pourtant 39.000 courses au compteur pour UberEats: « j’ai envoyé des mails, des messages, mais c’est toujours un robot qui répond. »
« Donc je me suis retrouvé dans une situation précaire pendant 2 mois, surtout avec deux enfants et des crédits. C’était une situation chaotique », regrette le livreur.
« Voir les éléments factuels »
Lorsqu’ils sont bien accompagnés, les livreurs désactivés parviennent à réactiver leur compte dans un cas sur deux, mais la plupart ne peuvent pas se défendre, explique l’avocate Cécile Cotza, qui mène cette action judiciaire. Comme elle le précise, « le livreur est incapable de savoir quelle a été la course à l’origine de la désactivation du compte, ce qu’il s’est mal passé, quel jour, le trajet concerné… »
« Moi je demande à voir les éléments factuels qui ont servi à justifier la désactivation », martèle l’avocate sur RMC.
De leur côté, UberEats et Deliveroo expliquent respecter les dispositions légales et assurent qu’aucun compte n’est désactivé sans intervention humaine. Ils précisent également que les livreurs disposent d’un droit de recours. En deux ans, le premier syndicat des livreurs, Union Indépendants, dit avoir géré « près de 2.800 dossiers » de « désactivations brutales » lors de ses permanences.
Les syndicats à l’origine de la procédure réclament également que les plateformes soient plus transparentes sur leurs recettes et algorithmes. Pour Marylise Léon, un prestataire, un salarié ou un artisan « comprend sa rémunération » mais pour les livreurs de repas travaillant avec UberEats ou Deliveroo, ou les VTC, « c’est l’un des seuls domaines où on ne sait pas combien on est payé ».
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Nous continuerons de surveiller cette situation pour vous informer.

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