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7 mars 2026La région méditerranéenne est l’une des plus vulnérables : les incendies de forêt pourraient tripler en Europe d’ici à 2100
Une étude alerte sur la menace croissante des incendies de forêt en Europe qui pourraient tripler d’ici la fin du XXIe siècle, exacerbée par le réchauffement climatique. Réduire les émissions de gaz à effet de serre reste crucial.
Une étude publiée dans la revue Science et menée par l’Université technique de Munich alerte sur le risque de triplement des incendies de forêt en Europe d’ici la fin du XXIe siècle, si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas significativement réduites.
Plusieurs autres universités et centres internationaux y ont participé, à l’instar de l’Université de Gérone (UdG), l’organisme gouvernemental australien pour la recherche scientifique (CSIRO) et le Centre catalan de recherche écologique et d’applications forestières (CREAF).
Cette étude analyse l’évolution des forêts européennes jusqu’en 2100 à l’aide de données satellitaires, de simulations forestières et d’intelligence artificielle.
« Pour ce faire, les chercheurs ont entraîné un réseau neuronal avec plus de 1,1 million de simulations forestières provenant d’environ 13 600 points en Europe et basées sur 17 modèles différents », explique Irina Cristal, chercheuse au sein du groupe de recherche en biologie animale de l’UdG et du Centre des Sciences et des Technologies Forestières de Catalogne (CTFC), citée par El Gerió Digital.
Les résultats révèlent que les incendies de forêt seraient la perturbation connaissant la plus forte croissance. D’ici la fin du siècle, la superficie brûlée annuellement pourrait quasiment tripler, les épisodes devenant réguliers.
« Ce qui est inquiétant, c’est que ces projections ne sont pas comparées à des périodes historiques anciennes et stables, mais à une période récente (2001-2020) qui a déjà été la plus marquée par les perturbations au cours des 170 dernières années », indique Josep Maria Espelta, chercheur au CREAF.
L’abandon des activités agricoles et pastorales a considérablement réduit la mosaïque paysagère
L’étude souligne que la région méditerranéenne est l’une des plus vulnérables du continent, et que près de 90 % de la superficie forestière méditerranéenne pourrait être touchée par une recrudescence des incendies en cas de réchauffement climatique important.
Les chercheurs expliquent que l’abandon des activités agricoles et pastorales a considérablement réduit la mosaïque paysagère qui limitait autrefois la propagation des incendies.
L’étude identifie également d’autres régions européennes à haut risque, comme l’ouest de la France, les îles Britanniques ou la chaîne de montagnes des Carpates, même si les chercheurs indiquent qu’aucune région d’Europe ne sera épargnée par l’augmentation de ces perturbations.
Malgré ces projections, elle offre également « un message d’espoir » : une réduction substantielle des émissions de gaz à effet de serre pourrait limiter l’augmentation des perturbations forestières à des valeurs proches de 20 %. « Cela montre que l’action climatique est essentielle et qu’il est encore possible d’en réduire les impacts », a précisé Josep Maria Espelta.

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