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7 mars 2026Pokémon Pokopia : que vaut le nouveau jeu de Nintendo, à mi-chemin entre Animal Crossing et Minecraft ?
Le très attendu Pokémon Pokopia sur Nintendo Switch 2 est sorti jeudi 5 mars. Un jeu mêlant crafting, décoration et aventure qui a rapidement gagné les faveurs des critiques de la presse spécialisée et des streamers connaisseurs de la licence. Mais alors que vaut Pokopia ? On a testé !
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Temps de lecture : 5min
Un jeu Pokémon ne laisse jamais indifférent, mais ces dernières années, les jeux pokémon n’ont pas trouvé un succès critique unanime. Graphismes bien en dessous des standards actuels, problèmes d’affichages, bugs, désintérêt pour le scénario, nombreuses ont été les critiques sur les récents « Pokémon Legends Z-A » et « Pokémon Écarlate et Violet ».
Et quelle ne fut pas la surprise des joueurs du monde entier lors de l’annonce surprise, le 12 septembre dernier, du jeu Pokémon Pokopia. Un « spin-off » de l’univers Pokémon et une promesse : un mix entre Animal Crossing et Minecraft. Étrange. Et pourtant, peu avant sa sortie, les premiers retours de la presse spécialisée tombent et le résultat est sans appel : Pokémon Pokopia est le jeu Pokémon le mieux noté de l’histoire de la Licence. 18/20 sur Jeux Vidéo.com, 9/10 pour IGN, 10/10 pour VGC. Mais est-ce mérité ?
Dès les premiers instants, le ton est donné. Nous incarnons Métamorphe, le pokémon « morphing » capable de se transformer en tout et n’importe quoi. L’apparence qu’a choisi ce pokémon est celui de son ancien dresseur. Un Carapuce sauvage apparaît. Calmons-nous tout de suite, ici pas d’attaque bulle d’o, ni poké ball. Ce Carapuce a l’air assoiffé. Ni une, ni deux, notre métamorphe copie sa capacité « pistolet à eau » et l’arrose pour lui redonner énergie et conversation. Voici le petit carapuce prêt à nous aider dans une tâche titanesque : redonner vie à une terre post-apocalyptique, aride, déserté de tout Pokémon et humains, au milieu de ruines d’un ancien monde supposé florissant. En chemin, on rencontre de nouveaux amis, ici un Bulbizarre qui souhaite que nous lui construisions un lit. Là, un Apireine souhaitant que nous placions un parterre de fleurs. Besoin de bois pour construire un pont, une maison ? Un Insécateur nous propose de couper des rondins et nous fournit les précieux matériaux.
Nous voilà lancés dans une aventure, à notre rythme, et c’est sans doute la grande force de ce titre. Si les graphismes restent mignons et simples (la performance n’ayant jamais été le fort de Pokémon), c’est bel et bien son gameplay et sa promesse, admirablement tenue, qui ont emballé critiques et aficionados de ce style de jeu « chill et cosy ». Plus proche d’un « Dragon Quest Builders », Pokopia c’est vraiment le jeu cosy parfait pour les fans de la licence. Tout est fait pour que le joueur prenne son temps, explore son environnement, parte sur les différentes cartes pour découvrir de nouveaux endroits, façonne le paysage selon sa vision, comme dans Minecraft. Dans une actualité de plus en plus anxiogène, cette bouffée d’oxygène est peut-être ce qui explique le succès de ce jeu qui, à l’instar d’Animal Crossing New Horizons sorti au début de la pandémie de Covid, a bien choisi son timing. Un jeu sans pression (qui fait perdre 2 PP pour une attaque, les vrais savent).
Si vous êtes du genre impatient, attention avec ce jeu. Plusieurs actions comme la construction de grands bâtiments, nous demandent de revenir le lendemain « IRL » (In real life) pour découvrir le fruit du travail de nos amis pokémon. Pas possible donc de « speedrunner » l’histoire en une journée. À la longue, le risque est également de se lasser bien vite des missions les plus redondantes : construire un objet, le placer près du bon endroit, attendre qu’un nouveau pokémon apparaisse, lui construire un canapé et recommencer.
Pourtant, contrairement à Animal Crossing, la toile de fond du jeu nous propose une histoire un peu plus profonde que le jeu ne veut bien le laisser penser au premier abord. Notre Pokémon se souvient de sa vie lorsque les humains étaient présents. Pourquoi ont-ils disparu ? Pourquoi ce décor de fin du monde ? Quelles sont ces notes disséminées un peu partout sur cette île ? Qui est ce Pikachu triste et gris ? Est-ce un jeu sur l’abandon ? Que caches-tu, Pokémon Pokopia ?
Le principal point noir qui peut rafraîchir certains utilisateurs de switch 2, est son prix : 70 euros. Aucune surprise de la part de la licence la plus lucrative au monde. Un prix qui n’a aucune chance de baisser dans les mois et années à venir, en raison de la politique de Nintendo et de la Pokémon Company, bien décidée à ne jamais dévaluer les jeux de ses licences phares. Un prix élevé, bien au-dessus de ses concurrents sur lesquels ils s’inspirent mais un prix cohérent pour un jeu estampillé Pokémon.
Il y’a quelques semaines déjà, à l’occasion de la réédition des versions Game Boy Advance de Pokémon « Rouge » feu et « Vert feuille » sur Switch, le prix de 20 euros pour un jeu vieux de 20 ans (et qui n’a pas bénéficié d’améliorations graphiques pour cette réédition) avait provoqué l’ire d’une partie des fans de la licence. Pourtant, les deux versions du jeu en pixel caracolent toujours en tête des meilleures ventes Switch en France en ce début mars, et Pokopia, lui, en tête des meilleures ventes sur Switch 2… Super efficace.

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