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Il a fallu quelques minutes pour que les routes de Beyrouth et des alentours regorgent de voitures, après l’avis d’évacuation du porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, émis jeudi [5 mars] après-midi. Pour la première fois en deux ans, ce sont les dizaines de milliers d’habitants de quatre quartiers entiers de la banlieue sud de Beyrouth qui sont sommés de quitter les lieux. Il faut fuir, par tous les moyens. Sahar*, sa mère et ses frères et sœurs sont partis à pied. “J’étais tellement angoissée, j’avais tellement peur”, raconte la vingtenaire, résidente de Ghobeiry, remuant frénétiquement sa jambe sur la place des Martyrs.
Lors de la dernière guerre, alors que la banlieue sud subissait des frappes quotidiennes et vivait au rythme d’avis d’évacuation signalant des immeubles et leurs alentours, la famille était restée chez elle. Mais cette fois-ci, c’est différent : l’ampleur des zones signalées, le délai inhabituellement long (plusieurs heures) séparant les avis des frappes et les déclarations relayées depuis Israël – “Dahié ressemblera bientôt à Khan Younès [une ville de Gaza]”, a ainsi menacé le ministre des Finances [israélien] Bezalel Smotrich – entretiennent la psychose dans les esprits et le chaos sur les artères du pays. “Il ne va plus rien rester
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Quotidien francophone libanais né en 1971 d’une fusion entre L’Orient et Le Jour, il est l’un des journaux en langue étrangère les plus lus dans le pays et au sein de la diaspora libanaise, notamment francophone. Souverainiste et défenseur des libertés, surtout durant la période de tutelle syrienne (1990-2005), il a longtemps été perçu comme le journal de l’élite chrétienne de droite. Mais il s’est repositionné ces quinze dernières années, renouvelant son équipe rédactionnelle et introduisant une version anglophone de son site, baptisée L’Orient Today. Il reste aujourd’hui l’un des journaux les plus opposés à l’influence croissante du Hezbollah, parti chiite armé soutenu par l’Iran.
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