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RENCONTRE – En visite à Paris, le vice-président du Salvador Félix Ulloa juge que Bruno Retailleau a eu raison de parler d’un «risque de mexicanisation» et explique comment le président de ce petit pays d’Amérique centrale a gagné la guerre contre les gangs.
En France, Nayib Bukele est surtout connu pour avoir créé le Cecot (Centro de confinamiento del terrorismo), cette prison de haute sécurité où sont détenus quelque 20.000 criminels, condamnés ou en instance de jugement, dans des conditions qualifiées d’« inhumaines » par Amnesty International. Quand le président du Salvador est arrivé au pouvoir, en 2019, ce pays de 6,3 millions d’habitants figurait dans le peloton de tête mondial en termes de taux d’homicides : plus de 38 pour 100.000 habitants, causant plus de 2000 morts par an. En 2024, lors de sa réélection, ce taux était descendu à moins de 2 pour 100.000. Il y eut «seulement» 114 victimes cette année-là.
Pour Félix Ulloa, vice-président depuis 2019, si les Salvadoriens ont réélu Bukele avec plus de 82,5 % des voix, ce n’est pas uniquement parce qu’il a fait enfermer ceux qu’il qualifie de « terroristes » pour des peines allant jusqu’à six cents ans de prison. C’est l’ensemble de sa politique sécuritaire qui a été plébiscitée

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