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AHMAD GHARABLI / AFP
Un char de combat principal de l’armée israélienne se déplace sur une position le long de la frontière avec le Liban, dans le nord d’Israël, le 1er octobre 2024.
INTERNATIONAL – Alors que des milliers de Libanais viennent tout juste de rentrer chez eux, le danger est loin d’être écarté. L’armée libanaise, qui a commencé à déployer troupes et blindés dans le sud du pays, a accusé ce jeudi 28 novembre Israël d’avoir violé « à plusieurs reprises » l’accord de cessez-le-feu en place depuis à peine deux jours.
Cette dernière a plus tard affirmé avoir mené une frappe aérienne contre une installation du Hezbollah dans le sud du Liban, utilisée « pour stocker des roquettes de moyenne portée dans le sud du Liban » et avoir « déjoué la menace » par une frappe aérienne. Elle a ensuite annoncé avoir imposé un couvre-feu entre 17 h 00 jeudi et 7 h 00 vendredi dans cette partie du pays, frontalier du nord d’Israël, après avoir « ouvert le feu » en direction de « suspects (…) ne respectant pas les conditions du cessez-le-feu ».
« Si nécessaire, j’ai donné comme instruction » à l’armée de mener, « en cas de violation du cessez-le-feu, une guerre intensive », a prévenu le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans un entretien avec le média israélien Channel 14. Par ailleurs, un avion de chasse a visé « une zone forestière non accessible aux civils » dans la ville de Baïssariyé, a déclaré à l’AFP Nazih Eid, le maire de cette localité libanaise.
Un accord fragile
L’armée israliéenne a ajouté que ses forces « restaient dans le sud du Liban et agissaient pour faire respecter » la trêve. Des tirs israéliens ont par ailleurs fait deux blessés dans le village de Markaba, dans le sud du Liban, selon l’agence de presse libanaise Ani. Malgré ces tirs qui prouvent à quel point la trêve est fragile, aucune des deux parties ne semblent pour le moment prêtes à revenir à une guerre à grande échelle.
L’armée libanaise poursuit pendant ce temps son déploiement dans le sud du pays où elle « installe des barrages de contrôle », a indiqué ce jeudi une source militaire à l’AFP, précisant que les soldats ne « s’avancent pas dans les secteurs où l’armée israélienne se trouve encore ».
Parrainé par les États-Unis et la France, l’accord de cessez-le-feu prévoit le retrait dans un délai de 60 jours de l’armée israélienne du Liban. Le Hezbollah doit se replier jusqu’au nord du fleuve Litani, à environ 30 kilomètres de la frontière, et démanteler son infrastructure militaire dans le sud du Liban.
Ces dispositions s’appuient sur la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU qui avait mis fin en 2006 à la précédente guerre entre Israël et le Hezbollah. Israël a dit se réserver « une totale liberté d’action militaire » au Liban, « si le Hezbollah viole l’accord et tente de se réarmer ».
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