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7 mars 2026L’escalade des droits de douane entre les États-Unis et la Chine s’intensifie, les bourses réagissent au quart de tour
MANDEL NGAN, PEDRO PARDO / AFP
Donald Trump, à Miami en Floride, le 3 avril 2025 / Xi Jinping, à Pékin en Chine, le 5 mars 2025.
INTERNATIONAL – Face à un Donald Trump très offensif, la Chine contre-attaque. Pékin a annoncé ce mercredi 9 avril qu’elle allait porter ses surtaxes de rétorsion contre les produits américains à… 84 %, et non pas à 34 % comme initialement prévu. « Le taux de droits de douane supplémentaires » sera « relevé de 34 % à 84 % » à compter de ce jeudi 10 avril, a ainsi indiqué le ministère chinois du Commerce dans un communiqué.
Une réponse à Donald Trump, qui avait annoncé des surtaxes de rétorsion de même ampleur contre les produits chinois, relevant le taux de 34 à 84 %. Sauf qu’il faut ajoute à cela les déjà 20 % appliqués depuis janvier, soit une surtaxe totale de 104 %.
Donald Trump a indirectement répondu en appelant les entreprises à s’installer aux États-Unis pour éviter d’avoir à payer des droits de douane. « C’est un moment idéal pour transférer votre entreprise aux États-Unis », où s’applique « zéro droits de douane », a écrit le président républicain sur sa plateforme Truth Social. « N’attendez pas, faites le maintenant », a-t-il exhorté.
Conséquence immédiate de cette nouvelle escalade dans la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, les bourses européennes accéléraient leurs pertes ce mercredi après cette annonce. Vers 13h20, la Bourse de Paris chutait de 3,59 % et celle de Francfort de 3,49 % après avoir brièvement perdu plus de 4 %. Londres dévissait de 3,29 %, Milan de 3,42 % et la bourse suisse de 3,34 %. Pour les monnaies, vers 14h45, le dollar chutait de 1,14 % par rapport à l’euro, à 1,1083 dollar. Il reculait également de 1,34 % contre le franc suisse, et de 1,50 % vis-à-vis du yen japonais, qui profitaient de leur statut de valeurs refuge.
Le prix du baril de pétrole sous les 60 dollars
Au même moment, les cours du pétrole s’enfonçaient, le baril de Brent passant sous la barre des 60 dollars pour la première fois depuis quatre ans. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, dévissait ainsi de 5,52 % à 59,35 dollars, après s’être affiché brièvement à 58,47 dollars en séance au plus bas depuis février 2021. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en mai, chutait de 5,86 % à 56,09 dollars.
Pékin est le premier importateur de pétrole au monde, et Washington est le premier consommateur, le cours de l’or noir est donc particulièrement sensible à la santé des deux principales économies mondiales.
Également affaibli par les perspectives d’une demande plus faible en raison de la guerre commerciale lancée par Donald Trump, le gaz européen s’affichait ce mercredi au plus bas depuis septembre dernier à 33,44 euros par mégawattheure (MWh).
Lors d’un dîner mardi, Trump a par ailleurs rappelé qu’il annoncerait « très rapidement une importante surtaxe sur les produits pharmaceutiques », faisant chuter le cours des entreprises du secteur, à l’image du danois Novo Nordisk (-5,03 % dans la matinée ce mercredi) et du français Sanofi (-5,66 %).
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