
Zelensky réclame plus de « clarté » aux Européens sur ce point précis face à la Russie
8 mars 2026
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8 mars 2026Chères lectrices et chers lecteurs,
Impossible de commencer cette rubrique sans parler de la guerre qui sévit en Iran et partout autour. Et dont les répercussions s’étendent de Chypre au Sri Lanka. Une guerre qui est dans toutes les têtes. À l’heure où nous bouclons, le vendredi 6 mars, les bombardements font rage au Moyen-Orient, de Téhéran aux grandes villes du Golfe en passant par le Kurdistan irakien et le Liban, où des dizaines de milliers d’habitants fuient les combats.
Cette guerre à haut risque menée par les États-Unis et Israël, Emmanuel Macron a déclaré que la France n’allait pas s’y engager… tout en défendant ses bases, ses ressortissants, ses alliés. De fait, le président a annoncé dès le 3 mars, lors d’une allocution télévisée, le déploiement du porte-avions Charles-de-Gaulle, d’avions Rafale, d’une frégate et de moyens de défense antiaérienne pour défendre les intérêts français et les pays alliés frappés par l’Iran. Il a, dans le même temps, critiqué l’opération israélo-américaine, prenant le risque de s’attirer les foudres de Trump. Une posture d’équilibriste qui sera difficile à tenir, affirme la presse européenne, dont nous vous invitons à lire les commentaires.
Une chose est sûre, note le journaliste britannique John Lichfield dans The Local, “Macron ne sera pas Chirac II ”. Contrairement à Jacques Chirac, qui s’était opposé en 2003 aux États-Unis dans leur guerre en Irak, Emmanuel Macron semble prêt à s’engager dans le conflit en Iran. S’il a dénoncé l’intervention américaine, le président français est contraint par la faiblesse militaire et économique de la France et de ses voisins européens, explique-t-il.
Faible, la France ? Elle est pourtant prête à déployer (en partie) son parapluie nucléaire pour protéger ses voisins européens abandonnés par les États-Unis de Trump. Là encore, le discours du président français, le 2 mars, a inspiré la presse européenne. Des réticences des Scandinaves à l’enthousiasme (mesuré) des Allemands, en passant par la stupéfaction du Financial Times face à “cette offre jamais vue”, toutes les réactions sont à lire sur notre site.
Aussi dramatiques soient-elles, ce ne sont pas ces actualités qui ont donné son titre à cette chronique, qui accompagnera votre premier café/votre deuxième café/votre brunch/votre en-cas du dimanche. Non : cette chronique est pour nous la dernière occasion de vous parler des élections municipales, qui se tiendront les 15 et 22 mars partout en France.
Dernière occasion ? Eh bien oui. Dimanche prochain, en raison de la période de réserve électorale, nous ne pourrons pas mentionner les commentaires de la presse étrangère avant le 15 mars, 20 heures, quand tous les bureaux de vote auront fermé. Alors on en profite cette semaine. L’idée, c’est de vous parler des municipales à Paris, et surtout de cette tendance, très remarquée par la presse étrangère, qui consiste pour les candidats têtes de liste de la capitale à s’inspirer très fortement d’un autre maire : Zohran Mamdani. “Il faut dire que le succès du tout nouveau maire de New York, sorti de nulle part pour atteindre les sommets dans un paysage politique polarisé, a de quoi faire rêver”, relève Paul Ackermann dans le quotidien suisse Le Temps.
Ainsi, Sarah Knafo. Elle a beau être diamétralement opposée au socialiste démocrate de New York sur le fond, “sur la forme en revanche, les similitudes entre le lancement de campagne de la tête de liste Reconquête à la mairie de Paris et celui de Mamdani ont sauté aux yeux de tout le monde. Surtout d’Internet. Les codes graphiques et narratifs des vidéos et des visuels relèvent même presque du plagiat. Une vidéo d’annonce de candidature humoristique dans le métro, des couleurs et des typos flashy, un accent mis sur la jeunesse (les deux sont à peine trentenaires)… Tout y est”, relate Le Temps.
Elle n’est pas la seule à puiser l’inspiration outre-Atlantique : “Les vidéos virales au ton humoristique sont devenues centrales pour la plupart des candidats. Le socialiste Emmanuel Grégoire est filmé mangeant un kebab pour parler du pouvoir d’achat. Et Rachida Dati diffuse sa tournée en veste fluo avec les éboueurs pour ramasser les ordures.” Quant à la candidate des Insoumis, Sophia Chikirou, elle revendique la filiation avec Zohran Mamdani sur toute la ligne : la forme et le fond. Et elle dénonce ces “imitateurs” incapables d’“incarner” le message.
Un décryptage savoureux que nous vous conseillons de lire ici.
Un très bon week-end à vous !
—Virginie Lepetit
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