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Calendrier électoral, enjeux politiques, mode de scrutin… Franceinfo fait le point sur les élections municipales des 15 et 22 mars, qui comportent quelques nouveautés.
Budget, colère agricole, procès en appel du RN… L’actualité politique nationale a monopolisé les débats ces dernières semaines. Mais c’est bien pour un scrutin local que les Français se rendent aux urnes. Quelques 49 millions d’électeurs sont appelés à voter lors des élections municipales, les 15 et 22 mars. Ils devront choisir de reconduire ou non les 34 874 maires que compte le pays, selon le dernier recensement du Répertoire national des élus (RNE) du ministère de l’Intérieur réalisé en décembre 2025.
Nombre d’entre eux ont pris leurs fonctions en cours de mandat, la mandature 2020-2026 ayant été marquée par un important nombre de démissions : 2 189 depuis juillet 2020, selon une étude réalisée par le Cevipof en partenariat avec l’Association des maires de France dans le cadre de l’Observatoire de la démocratie de proximité. Ce vote a aussi valeur de test pour les partis politiques, un an avant la prochaine présidentielle et six mois avant les élections sénatoriales.
Calendrier électoral, mode de scrutin, nouvelles dispositions, enjeux politiques… Franceinfo vous dit tout ce qu’il faut savoir sur les prochaines élections municipales.
Quel est le calendrier électoral ?
Le premier tour des municipales se tiendra le 15 mars et le second, le 22 mars. L’hypothèse d’élections législatives anticipées serait sans conséquences sur les dates prévues, le texte juridique définissant ce rendez-vous électoral étant d’ores et déjà publié.
Passage obligé pour les candidats : la préfecture. Celle-ci fixe localement la période d’ouverture de dépôt des listes, qui se terminera pour tous les candidats le 26 février à 18 heures. Chaque liste doit comporter un nombre de candidats égal au nombre de sièges à pourvoir : sept pour les communes de moins de 100 habitants, et jusqu’à 69 pour celles de 300 000 habitants ou plus.
Si les têtes de liste labourent le terrain depuis des mois, la campagne débutera officiellement le 2 mars, deux semaines avant le premier tour. Des emplacements d’affichage sont mis à disposition par les communes pour chaque candidat et l’ordre est décidé par un tirage au sort réalisé par la préfecture.
Il n’est pas prévu de campagne audiovisuelle officielle pour les municipales, mais les candidats peuvent tout à fait s’exprimer à la télé ou à la radio. Lors des six semaines précédant le scrutin, ces médias veillent à ce que les candidats et leurs soutiens bénéficient d’une présentation et d’un accès équitables à l’antenne. Le 14 mars à 23h59, c’est la fin de la campagne officielle pour le premier tour. A partir de ce moment-là, il est strictement interdit aux candidats et à leurs équipes de diffuser tout message partisan jusqu’à la tenue du scrutin. L’ouverture de la campagne pour le second tour débutera le lundi 16 mars et s’étendra jusqu’au samedi 21 mars.
Qui peut être candidat ?
Il faut remplir plusieurs conditions pour se présenter : avoir la nationalité française ou être ressortissant de l’Union européenne, avoir 18 ans révolus le jour du scrutin, avoir rempli ses obligations militaires (le service militaire volontaire, ou avoir été recensé et avoir réalisé la journée de mobilisation), être électeur de sa commune ou justifier y être inscrit au 1er janvier 2026, ou être inscrit au titre des contributions directes de la commune (les taxes foncières et la cotisation foncière des entreprises), et être candidat dans une seule circonscription électorale.
Des interdictions existent aussi pour plusieurs professions. Les magistrats de cours d’appel ou de tribunaux judiciaires, ainsi que ceux des tribunaux administratifs, ne peuvent pas être élus dans les communes qui relèvent de leur ressort. Les agents salariés communaux ne peuvent pas non plus être élus dans la commune qui les emploie. La fonction de maire, de maire délégué ou d’adjoint ne peut être cumulée avec un mandat parlementaire (député, sénateur ou député européen). Les ressortissants européens résidant en France peuvent se présenter aux municipales, mais ils ne peuvent pas être maire ni adjoint.
Qui peut voter ?
Tous les citoyens jouissant de leurs droits civils et politiques peuvent voter aux élections municipales. Contrairement aux scrutins nationaux, les citoyens de l’Union européenne résidant en France ont également un droit de vote lors des municipales. Les électeurs ont jusqu’au 4 février pour s’inscrire sur les listes électorales pour les demandes en ligne, et jusqu’au 6 février pour les dossiers physiques. A ses 18 ans, chaque Français est inscrit automatiquement sur les listes électorales, à la condition qu’il ait bien réalisé son recensement citoyen. Il est possible de vérifier son inscription ici.
En cas d’incapacité à se rendre au bureau de vote, une procuration est possible. Vous pouvez la réaliser entièrement en ligne, mais uniquement si vous êtes titulaire de la carte nationale d’identité électronique (CNIe), le nouveau modèle au format carte bancaire. Pour les autres, il est possible de déposer une demande de procuration de manière dématérialisée sur le site www.maprocuration.gouv.fr. Cette demande doit être ensuite validée en se déplaçant dans un commissariat de police, une brigade de gendarmerie ou un consulat.
Lors des municipales des 15 et 22 mars, les détenus seront privés du vote par correspondance. Avant l’entrée en vigueur de la loi du 18 juillet 2025, ils votaient au moyen d’une urne installée dans la prison puis transmise dans un bureau de vote du chef-lieu. Mais, comme le soulignait le Conseil d’Etat dès 2019, ce dispositif conduisait à inscrire les détenus dans le chef-lieu du département où se trouvait la prison alors qu’ils n’avaient aucune attache personnelle avec la commune. Pour ce scrutin, ils ne pourront donc voter que par procuration ou en se déplaçant au bureau de vote après avoir obtenu une permission de sortir.
Un scrutin de liste paritaire pour toutes les communes, ça veut dire quoi ?
Organisées tous les six ans, les élections municipales permettent d’élire au suffrage universel direct les membres des conseils municipaux, lesquels désignent ensuite le maire. Pour les élections de mars prochain, le mode de scrutin a été entièrement harmonisé par la loi du 21 mai 2025. Dans toutes les communes, y compris celles de moins de 1 000 habitants, s’applique désormais le scrutin de liste paritaire. Pour faire simple, il doit y avoir autant d’hommes que de femmes sur les listes, avec une alternance obligatoire. Il n’est donc plus possible d’ajouter ou de supprimer des noms, ni de modifier l’ordre de présentation des candidats lors du vote.
Des aménagements sont toutefois prévus pour tenir compte des difficultés propres aux petites communes : les listes y sont considérées comme complètes même si elles comportent jusqu’à deux candidats de moins que le nombre de sièges à pourvoir. De même, un conseil municipal est désormais réputé complet même s’il compte un nombre d’élus inférieur à celui prévu. Le nombre minimum d’élus est fixé à cinq pour les communes de moins de 100 habitants, neuf pour celles de 100 à 499 habitants et 13 pour celles de 500 à 999 habitants. En Polynésie et en Nouvelle-Calédonie, ces nouvelles dispositions ne seront appliquées qu’à partir des municipales suivantes.
Comment les sièges sont-ils répartis ?
La victoire est acquise dès le premier tour si une liste recueille la majorité des suffrages exprimés (50% des voix plus une). Celle-ci obtient alors automatiquement la moitié des sièges : c’est ce que l’on appelle la prime majoritaire (Paris, Lyon et Marseille font exception). L’autre moitié est répartie à la proportionnelle à la plus forte moyenne entre toutes les listes ayant obtenu au moins 5% des voix exprimées. Si aucune liste n’a atteint la majorité absolue au premier tour, seules celles qui ont obtenu au moins 10% des voix peuvent se présenter au second. Elles peuvent être modifiées, notamment par fusion d’autres listes ayant obtenu au moins 5% au premier tour. Cette fusion doit toujours respecter l’alternance entre femmes et hommes.
Le ou la maire est élu(e) lors du premier conseil municipal, qui se réunit obligatoirement entre le vendredi et le dimanche suivant le dernier tour de scrutin. L’élection de l’édile se déroule à bulletins secrets, à la majorité absolue aux deux premiers tours, puis à la majorité relative s’il faut procéder à un troisième tour.
Quelles sont les nouvelles dispositions pour Paris, Lyon et Marseille ?
Dans les trois plus grandes villes de France, il y aura désormais deux élections distinctes et simultanées : l’une pour élire les conseillers d’arrondissement (à Paris et Lyon) ou de secteur (à Marseille), l’autre pour élire les conseillers municipaux de la mairie centrale. Les candidats à la mairie centrale pourront également se présenter pour les élections d’arrondissement, mais ils n’y seront plus obligés.
La loi du 11 août 2025 visant à réformer la loi dite « PLM » (Paris, Lyon et Marseille) de 1982 abaisse également la prime majoritaire. De 50% dans les autres communes (et au niveau des arrondissements), elle passe à 25% pour la liste arrivée en tête au premier ou au second tour dans ces trois grandes villes. Dans les 58 communes de la Métropole de Lyon, une troisième urne doit être mise en place pour élire les conseillers métropolitains.
La réforme de la loi « PLM » crée également une conférence des maires à Paris, Lyon et Marseille. L’objectif de cette instance sera d’assurer le lien entre les arrondissements et la mairie centrale. Elle se réunira une fois par an et sera présidée par le maire de la ville.
Quels sont les pouvoirs des maires ?
Figures politiques préférées des Français selon une enquête Ipsos, les maires incarnent une action publique perçue comme honnête, accessible et utile. Pour autant, les citoyens sont de plus en plus exigeants en matière de transparence, de méthode démocratique et de réponse aux enjeux locaux. Dans les textes, les maires disposent de larges attributions, sous leur double casquette d’agent de l’Etat et de la commune.
Ils sont chargés de remplir, au nom de l’Etat, certaines fonctions administratives et judiciaires. Sous l’autorité du préfet, ils assurent la publication des lois et règlements, l’organisation des élections, et peuvent prendre des arrêtés ordonnant des mesures locales (interdiction de stationner, occupation du domaine public…). Sous l’autorité du procureur de la République, ils sont officiers d’état civil et officiers de police judiciaire. Ils tiennent les registres d’état civil, célèbrent les mariages et enregistrent les déclarations de naissance et de décès. Les maires informent les autorités judiciaires des infractions portées à leur connaissance. Face à la hausse des violences contre les maires, la loi du 21 mars 2024 a renforcé leur protection, ainsi que celle de leurs adjoints, en leur assurant une protection fonctionnelle automatique, sans décision préalable du conseil municipal.
Les maires sont aussi considérés comme des agents exécutifs de leur commune. Ils agissent sous le contrôle du conseil municipal, qui doit se réunir au moins une fois par trimestre, et sont chargés de l’exécution des décisions prises lors de ce conseil. Chefs de l’administration communale, ils préparent le budget, passent des marchés publics et contractent des emprunts. Les maires sont également les supérieurs hiérarchiques des agents de la commune, ils nomment sur les emplois communaux et gèrent les carrières. Ils représentent leur commune devant la justice et disposent de pouvoirs de police. Ils sont enfin les garants de l’obligation scolaire et alertent la population en cas de risques de toute nature.
Quels étaient les résultats lors des municipales de 2020 ?
Second tour reporté de trois mois en raison de la crise du Covid-19, taux d’abstention record (58,4% au second tour, soit 20 points de plus qu’en 2014)… Le scrutin de 2020 avait aussi vu une vague verte conquérir de nombreuses grandes villes : Lyon, Bordeaux, Poitiers, Besançon ou encore Strasbourg. Le Parti socialiste avait réussi à conserver la plupart de ses grandes villes, à l’instar de Paris, où Anne Hidalgo, soutenue par Les Verts, s’était imposée avec près de 49% des voix. La France insoumise s’était faite plus discrète, en l’absence d’implantation locale.
Pour le camp présidentiel, les municipales de 2020 sont un mauvais souvenir. La République en marche (devenue Renaissance) avait enregistré de nombreuses défaites pour son premier scrutin local. Sa candidate à la mairie de Paris, Agnès Buzyn, avait recueilli moins de 14% des voix au second tour. Les alliés du bloc central étaient toutefois parvenus à conserver Angers, Tourcoing, Pau et Le Havre, où le Premier ministre de l’époque, Edouard Philippe, était candidat.
Au terme de ces élections, les équilibres n’avaient globalement pas changé. Les Républicains étaient restés le parti le plus représenté dans les mairies françaises. Le Rassemblement national avait quant à lui enregistré son seul succès dans une commune de plus de 100 000 habitants lors de ce scrutin avec la victoire de Louis Aliot à Perpignan.
Quels sont les enjeux pour les partis politiques ?
Ces élections sont primordiales pour les forces politiques, à un an de la présidentielle et à six mois des élections sénatoriales. Pour Renaissance, l’enjeu sera de parvenir à s’ancrer à l’échelon local. Le parti dirigé par Gabriel Attal a choisi de soutenir des candidats plutôt que de multiplier les têtes de liste. D’actuels ou anciens membres du gouvernement se présenteront dans certaines villes comme à Aix-les-Bains, où la ministre des Sports, Marina Ferrari, tentera de ravir la municipalité, ou encore à Annecy, où l’ancien ministre de l’Economie et des Finances Antoine Armand mène une liste.
L’élection sera de la plus haute importance pour Edouard Philippe, candidat déclaré de longue date à la présidentielle. Une défaite à la mairie du Havre ne serait pas sans conséquences dans sa course à l’Elysée. Son parti Horizons, qu’il présente comme une formation d’élus locaux, pourra parfois compter sur le soutien des Républicains, comme à Nice, où la bataille s’annonce féroce entre le maire sortant Christian Estrosi (vice-président d’Horizons) et Eric Ciotti (président de l’Union des droites pour la République).
Les Républicains souhaitent conserver leur forte implantation locale. Ce scrutin sera en effet primordial en vue des élections sénatoriales qui auront lieu en septembre 2026. Alors que LR ne dirige plus qu’une commune de plus de 150 000 habitants (Nîmes), le parti espère s’imposer dans des grandes villes telles que Paris , avec Rachida Dati, et Lyon, où le parti soutient la candidature de Jean-Michel Aulas.
Favori des sondages pour la présidentielle de 2027, le Rassemblement national compte sur le scrutin municipal pour développer son maillage territorial. Le parti d’extrême droite affiche des ambitions inédites : plus de 700 têtes de liste devraient être investies, contre 410 en 2020. Les grandes villes ne font pas exception : la liste de Franck Allisio représentera le parti frontiste à Marseille. Se présentant sans étiquette politique, d’autres figures de l’extrême droite seront candidates dans des villes de plus de 100 000 habitants, comme Sarah Knafo (eurodéputée Reconquête) à Paris, ou Laure Lavalette (députée RN) à Toulon.
Du côté de la gauche, le Parti socialiste entend démontrer que l’union avec Les Ecologistes et le Parti communiste est le seul moyen de conserver son ancrage local. Dirigeant un tiers des 42 communes de plus de 100 000 habitants, le PS aura fort à faire pour conserver ses grandes villes. Les Ecologistes espèrent, eux, confirmer leurs bons résultats de 2020.
La France insoumise a, quant à elle, fait le choix de partir seule dans ces élections. Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a investi des candidats dans toutes les villes de plus de 100 000 habitants et dans 85% des villes de plus de 30 000 habitants, selon Le Monde. L’objectif de LFI reste toutefois modeste : “Gagner deux ou trois mairies serait déjà une très belle performance”, expliquait Manuel Bompard fin décembre au quotidien. Le parti souhaite surtout augmenter sa base de conseillers municipaux en vue des sénatoriales.
Quelles sont les villes à suivre ?
La campagne pour conquérir la mairie de Paris a débuté depuis plusieurs mois sur les réseaux sociaux. Rachida Dati (LR) arrivera-t-elle à s’imposer face à Emmanuel Grégoire (PS), après vingt-cinq ans de mandature socialiste ? L’accès ou non au second tour de Pierre-Yves Bournazel (Horizons), Sophia Chikirou (LFI) et Sarah Knafo (extrême droite) pourrait rebattre les cartes pour la victoire finale.
A Lyon, la candidature de Jean-Michel Aulas a surpris beaucoup de monde. L’ancien président du club de football de l’Olympique lyonnais, soutenu par la droite et le centre, fait face au maire sortant écologiste Grégory Doucet. Le candidat de la gauche hors LFI aura la lourde tâche, comme Pierre Hurmic à Bordeaux, Jeanne Barseghian à Strasbourg ou encore Eric Piolle à Grenoble, de confirmer les bons scores enregistrés par les Verts en 2020.
A Lille, les électeurs devront choisir qui incarnera l’après-Martine Aubry, maire de la ville pendant vingt-quatre ans avant de laisser sa place à son premier adjoint, Arnaud Deslandes, en mars 2025. La capitale des Flandres restera-t-elle dans le giron de la gauche – représentée par Arnaud Deslandes –, comme cela a toujours été le cas sous la Ve République, ou la division avec Les Ecologistes – dont le candidat est Stéphane Baly – la fera-t-elle changer de camp ? La macroniste Violette Spillebout compte bien également se mêler à la lutte.
A Marseille, le maire sortant, Benoît Payan, arrivera-t-il à faire face à Franck Allisio (RN) et Sébastien Delogu (LFI) ? Martine Vassal, candidate de la droite soutenue par Renaissance, espère aussi avoir son mot à dire. Au-delà de la cité phocéenne, les insoumis ont des visées à Roubaix avec David Guiraud, et à La Courneuve avec Aly Diouara. A Saint-Etienne, la gauche hors LFI a uni ses forces derrière Régis Juanico pour tourner la page de l’affaire Perdriau et reprendre la mairie à la droite.
Condamné en première instance dans l’affaire des assistants parlementaires du FN, Louis Aliot, qui a fait appel, espère conserver son siège de maire à Perpignan. Au-delà de ses fiefs historiques comme Hénin-Beaumont et Fréjus, le RN espère conquérir de nouvelles villes, à l’instar de Toulon et Calais. Le parti à la flamme pourra compter sur son allié, Eric Ciotti, candidat à Nice, pour étendre l’implantation locale de l’extrême droite. Le président de l’UDR mène une bataille acharnée face à l’actuel maire Horizons Christian Estrosi.
Les observateurs de la vie politique suivront également avec attention la situation au Havre. A un an de la présidentielle, Edouard Philippe parviendra-t-il à se faire réélire pour un quatrième mandat à la tête de sa ville ? Un autre ancien Premier ministre, François Bayrou, sera de nouveau candidat à la mairie de Pau.
J’ai eu la flemme de tout lire, vous me faites un résumé ?
Les 15 et 22 mars, les électeurs sont appelés à choisir leur maire à l’occasion des municipales. Ce scrutin permet d’élire les membres des conseils municipaux, lesquels désignent ensuite le maire pour les six prochaines années. La grande nouveauté de ces élections réside dans l’application du scrutin de liste paritaire pour toutes les communes, y compris celles de moins de 1 000 habitants. Désormais, les listes de candidats doivent être paritaires avec alternance obligatoire entre une femme et un homme.
L’autre nouveauté majeure concerne les élections à Paris, Lyon et Marseille. Dans ces trois grandes villes, il y aura deux élections distinctes et simultanées : l’une pour élire les conseillers de la mairie d’arrondissement, l’autre pour élire les conseillers municipaux de la mairie centrale. Dans les communes de la Métropole de Lyon, une troisième urne doit même être mise en place pour élire les conseillers métropolitains.
A un an de la présidentielle et à six mois des élections sénatoriales, ce scrutin local s’avère primordial pour les forces politiques. Après avoir connu une importante désillusion en 2020, la majorité présidentielle a fait le choix de soutenir des candidats plutôt que de multiplier les têtes de liste. La droite républicaine souhaite conserver sa forte implantation locale et espère s’imposer dans des grandes villes comme Paris et Lyon. Quant au RN, il compte développer son maillage territorial. Du côté de la gauche, le PS et LFI ont fait le choix de présenter chacun leurs candidats. Les socialistes sont parvenus à s’accorder avec les écologistes et les communistes dans de nombreuses villes. Pour les écologistes, l’enjeu sera de conserver les nombreuses grandes villes remportées lors du précédent scrutin.

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