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8 mars 2026Jeux paralympiques de Milan-Cortina : La Catalane Cécile Hernandez à la recherche d’une nouvelle médaille ce dimanche matin
Les épreuves de snowboard-cross se dérouleront, ce dimanche, en fin de matinée. Titrée à Pékin en 2022, la Catalane Cécile Hernandez visera une nouvelle médaille.
Ça va aller très vite, ce dimanche en fin de matinée, sur le snowboard Park de Cortina d’Ampezzo où la Catalane Cécile Hernandez sera en lice pour décrocher une nouvelle médaille, 4 ans après l’or décroché à Pékin.
Qualifiée d’office pour les demi-finales des épreuves de snowboard-cross, Cécile Hernandez entrera en lice à 12h08 précisément avant, potentiellement, une finale disputée à 12h36. Moins de 30 minutes, deux courses à disputer et une nouvelle page à écrire pour la légende du sport paralympique de 51 ans, l’une des rares athlètes féminines en course à Milan-Cortina.
En effet, avec seulement deux athlètes et une guide au sein de sa délégation pour les Jeux paralympiques de Milan Cortina, la France reste encore à la traîne dans le domaine de la féminisation du parasport d’hiver comme d’été, un « vrai sujet » pour les concernées.
Toujours enclin à partager les bonnes nouvelles, le comité international paralympique s’est récemment réjoui de pouvoir compter un nouveau record : celui du plus grand nombre de participantes aux Jeux d’hiver, 160, soit une augmentation de 18 % par rapport à Pékin-2022 (136).
Parmi elles, seules Cécile Hernandez, en para snowboard, et Aurélie Richard, médaillée d’argent en ski alpin samedi, font partie de la quinzaine de Français présents en Italie. Quand Perrine Clair est la guide du skieur Hyacinthe Deleplace.
« C’est une caractéristique malheureusement un peu trop répétitive de nos équipes depuis quelques années », regrettait le directeur des sports du CPSF, Jean Minier, en février. La situation ne concerne pas seulement Milan Cortina. Selon le comité national, « les femmes ne représentaient que 34,5 % de la délégation tricolore » à Paris-2024 avec 17 % de médailles remportées par ces mêmes athlètes.
En Italie, les Bleus sont-ils également trop peu nombreux (13 athlètes dont 2 femmes) ? Peut-être, mais Marie-Amélie Le Fur, présidente du CPSF, constate que « certaines délégations sont engagées sur toutes les disciplines féminines […] beaucoup de délégations sont dans une trajectoire d’évolution ».
Aux Jeux d’hiver de Pékin, il y a quatre ans, Cécile Hernandez et Marie Bochet, depuis devenue cheffe de mission, étaient là encore les seules représentantes françaises, et avaient remporté deux médailles sur 12 au total. L’Allemagne par exemple, comptait huit sportives, pour 17 médailles glanées.
« Pas juste pour le quota »
Toujours selon Marie-Amélie Le Fur, les freins à la pratique se trouvent déjà à la base : « Il y a une difficulté de faire du sport quand on est en situation de handicap, quand on est une femme et qui plus est quand on est une femme en situation de handicap ».
Le tout « majoré sur le sport d’hiver car il y a un enjeu d’adaptation à la montagne, d’accès aux commodités », quand d’autres raisons s’ajoutent en général comme « un frein de représentation, d’image, et une offre assez peu développée ».
« C’est un vrai sujet », abonde Cécile Hernandez, porte-drapeau à Milan Cortina, « et c’est aussi mon rôle d’incarner le fait que les parasports d’hiver sont largement ouverts et possibles aux athlètes féminines de tout âge ».
Paradoxalement, l’une des plus importantes figures des Bleus de l’hiver demeure Marie Bochet, octuple médaillée d’or aux Paralympiques. Pour autant « il faut qu’il y ait une diversification des rôles modèle », complète Marie-Amélie Le Fur, prenant l’exemple de Paris-2024 où d’autres athlètes avaient été mises en avant à l’instar de la championne de Boccia, Aurélie Aubert.
Un « manque de rôles modèle » soulevé dans un communiqué publié en janvier par le CPSF et l’Agence nationale du sport, qui souhaitent en fin d’année publier « une feuille de route » afin d’améliorer la féminisation de la pratique parasportive.
Cécile Hernandez estime de son côté que « la détection doit se faire d’une manière plus particulière avec les futures athlètes féminines. On n’a pas le même corps, pas le même rythme d’entraînement et avec un handicap c’est encore un peu différent. Il ne faut pas juste faire de la parité pour le quota, une femme doit pouvoir s’épanouir dans sa carrière ».
Parmi les idées encore à affiner, Marie-Amélie Le Fur évoque notamment l’idée d’un « stage à l’échelle européenne », où de jeunes sportives pourraient effectuer « une découverte multisports » face à d’autres nations. Et en complément d’un développement du programme « La Relève » – pour aider à détecter de nouveaux sportifs – dans une version « Hiver », l’équipe de France espère pouvoir compter d’ici quelques années sur de nouvelles athlètes en sports d’hiver, et encore en progression. « On a un petit collectif qui est effectué, et qui sera à maturité d’ici quelques années », promet Le Fur.

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