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9 mars 2026VIRIDIEN
9 mars 2026Visualisez la flambée du prix du baril de pétrole depuis le début de la guerre au Moyen-Orient
Il dépassait la barre des 100 dollars dès l’ouverture des marchés, lundi, au dixième jour du conflit. Une envolée historique le fait s’approcher des prix observés au début de la guerre en Ukraine.
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Le cours du pétrole n’en finit plus de grimper. Le prix du baril s’établit désormais au-dessus des 100 dollars, lundi 9 mars, un niveau inégalé depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022. A l’ouverture des marchés, le cours du Brent (qui sert de référence en Europe et au Moyen-Orient) a flambé de 30% en l’espace de quelques heures, et a brièvement atteint un pic à 119 dollars le baril, avant de redescendre autour de 100 dollars. Cette envolée témoigne des craintes d’une prolongation du conflit lancé par l’opération israélo-américaine contre l’Iran, et des conséquences de la réponse iranienne : des dommages infligés à des infrastructures énergétiques des pays du Golfe et un blocage du détroit d’Ormuz.
Le cours du baril n’avait pas dépassé les 100 dollars depuis mars 2022, au début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Il avait alors atteint un pic à 128 dollars, le 8 mars 2022, mais n’avait pas connu de mouvement aussi brutal que celui observé lundi. Au total, depuis le début des frappes israélo-américaines, le 28 février, le cours du pétrole a grimpé de 40%. Le baril oscillait depuis plusieurs mois entre 60 et 70 dollars, son niveau le plus bas depuis fin 2021.
Face à ce climat tendu, les marchés financiers ont aussi réagi à la baisse. En Europe, les Bourses de Paris, Francfort et Londres ont perdu entre 1% et 2% lundi à la mi-journée. Sur son réseau Truth Social, le président américain Donald Trump a réagi en estimant que cette envolée du baril n’était qu’un « tout petit prix à payer pour la paix et la sécurité des Etats-Unis et du monde ».
La perspective d’une prolongation de la guerre au Moyen-Orient suscite la nervosité des marchés. Depuis le début de l’offensive, le détroit d’Ormuz, par où transite 20% de l’offre mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL), reste quasi-paralysé. Dans la nuit de samedi à dimanche, quatre dépôts de pétrole et un site logistique ont été frappés en Iran par les Etats-Unis et Israël. Le lendemain, Téhéran a répliqué en visant un complexe pétrolier au Bahreïn, causant un incendie et des « dégâts matériels ». Des événements dont les conséquences se sont faites sentir à la réouverture des échanges, qui avaient été interrompus pour le week-end.
Lundi, après le pic à 119 dollars, le prix du baril est redescendu, pour évoluer légèrement au-dessus de 100 dollars. Une possible réaction à l’organisation, le jour même, d’une réunion des pays du G7, dont fait partie la France, afin de discuter d’un recours aux réserves stratégiques de pétrole. Pour prévenir les pénuries, la trentaine de pays membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a en effet pour obligation de détenir des stocks de pétrole équivalents à au moins 90 jours d’importations nettes d’or noir. Mais pour le moment, les pays du G7 n’ont « pas encore » décidé de puiser dans ces réserves, tout en s’y tenant « prêts », a fait savoir le ministre de l’Economie français, Roland Lescure, à l’issue de ces échanges. A Bruxelles, la Commission européenne a assuré qu’il n’y avait pas de risque de « pénurie imminente d’approvisionnement en pétrole en Europe ».

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