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9 mars 2026
«L'évacuation des ressortissants est une forme d'échec de notre résilience», souligne le général Eric de Lapresle
9 mars 2026On n’en attendait pas moins de sa part : Souad Massi a toujours fait partie de ces artistes qui s’engagent, soucieux de dire quelque chose du monde qui les entoure. Mais jamais en 25 ans de carrière on ne l’avait connue aussi sombre et révoltée que sur son nouvel album Zagate.
Zagate : une expression algérienne pour dire que « ça se gâte », que les choses vont « de plus en plus mal ». Au moment où la guerre fait rage au Moyen Orient, où Donald Trump bouscule l’ordre mondial, où la brutalité du monde nous saisit chaque jour davantage, difficile de rester optimiste. La musique de Souad Massi s’en ressent et se teinte donc d’une noirceur nouvelle.
La tonalité est plus rock, les guitares plus dures… Un contraste frappant par rapport à la musique folk intimiste qui l’a rendue célèbre au début des années 2000. Comme si Souad Massi laissait parler sa colère. La production brute de décoffrage du guitariste anglais Justin Adams, connu pour son travail avec Robert Plant (ex-Led Zeppelin) ou avec les touaregs de Tinariwen, n’y est pas pour rien.
En prise avec l’actualité, Souad Massi évoque notamment le conflit en République Démocratique du Congo avec le titre Congo Connexion. L’occasion de remettre en lumière un conflit sous les radars, mais particulièrement meurtrier, dont les civils (et les enfants) sont les victimes collatérales. Un air de blues africain en duo avec le rappeur d’origine congolaise Youssoupha :
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Au moment où les relations entre la France et l’Algérie sont au plus bas, Souad Massi s’efforce aussi de faire entendre une autre voix. Depuis qu’elle a quitté Alger pour Paris à la fin des années 90, la chanteuse a toujours cherché à jeter des ponts entre les deux rives de la Méditerrannée. Vis-à-vis de son pays natal, elle a souvent pris position, pointé du doigt les dérives du régime, et soutenu la jeunesse au moment du Hirak, le mouvement de contestation de 2019.
Pour ces prises de position, Souad Massi n’est plus la bienvenue en Algérie. Elle n’a plus joué là-bas en concert depuis plus de dix ans, mais ne desespère pas d’y retourner. Aujourd’hui, elle se désole de l’état des relations entre les deux pays : comme un vieux couple appelé à vieillir ensemble, « il faut apprendre à se reparler » dit-elle. Et comme beaucoup d’autres franco-algériens, Souad Massi exprime par sa musique le tiraillement entre ses deux identités, avec cette chanson : « d’ici, de là-bas », où elle partage le micro avec Gaël Faye.
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