
Les taxis menacent de nouveaux blocages avant la réunion au ministère des Transports avec Bayrou
10 mars 2026
Le président ou les Gardiens de la révolution : qui gouverne vraiment l’Iran ?
10 mars 2026Les Gardiens de la Révolution iraniens promettent de bloquer le pétrole du Moyen-Orient « jusqu’à nouvel ordre »
Les efforts « pour réduire et contrôler le prix du pétrole et du gaz seront ponctuels et vains. En temps de guerre, le commerce est tributaire de la sécurité régionale », a déclaré mardi le porte-parole des Gardiens de la Révolution.
Publié
Mis à jour
Temps de lecture : 3min
L’Iran a promis, mardi 10 mars, que plus aucune goutte de pétrole ne sortirait du Moyen-Orient « jusqu’à nouvel ordre », dans un rejet cinglant des propos du président américain Donald Trump la veille sur une guerre « quasiment » terminée. La République islamique a estimé que les négociations avec Washington n’étaient « plus à l’ordre du jour ». « Les forces armées iraniennes (…) n’autoriseront pas l’exportation d’un seul litre de pétrole de la région vers le camp ennemi et ses partenaires jusqu’à nouvel ordre », a déclaré Ali Mohammad Naini, porte-parole des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique.
Le pouvoir iranien dénie ainsi à Washington le droit de décider seul de la suite du conflit. Et il entend bien user du contrôle qu’il exerce sur le très stratégique détroit d’Ormuz, par lequel transite un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL). Les efforts « pour réduire et contrôler le prix du pétrole et du gaz seront ponctuels et vains. En temps de guerre, le commerce est tributaire de la sécurité régionale », a ajouté le porte-parole des Gardiens, selon l’agence de presse Tasnim. Ces derniers ont même promis de laisser transiter par le précieux passage « tout pays arabe ou européen qui expulserait les ambassadeurs israélien et américain de son territoire ».
Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a averti pour sa part que Téhéran « déciderait de la fin de la guerre » et que les forces armées iraniennes étaient prêtes « à poursuivre les frappes de missiles (…) aussi longtemps que nécessaire et chaque fois que cela sera nécessaire ». Des propos qui tranchent singulièrement avec ceux de Donald Trump la veille. Depuis la salle de bal de son club de golf de Doral (Miami, sud-est), lundi soir, le président avait revendiqué de maîtriser le tempo.
« La guerre va se terminer bientôt », avait-il assuré, pour sa première conférence de presse depuis le début du conflit. Jugeant les opérations américaines « bien en avance » par rapport à un calendrier initial qu’il n’a jamais dévoilé, le milliardaire a laissé planer le doute sur ses projets. Il a menacé de frapper l’Iran « beaucoup plus fort » si Téhéran « prenait le monde en otage » en bloquant le détroit d’Ormuz. Le chef de l’Etat a aussi annoncé qu’il allait lever certaines sanctions sur le pétrole « afin de réduire les prix » qui se sont envolés ces derniers jours. Sans préciser pour autant de quelles sanctions il s’agissait, ni quels pays étaient concernés.

9999999/2026/03/10/089-mei-irn-sm-itoba-20260127-001-69aff1aaa3764136901304.jpg?w=1200&resize=1200,480&ssl=1)
/2026/03/10/080-hl-mtirler-1935559-69b00a3632982967090328.jpg?w=960&resize=960,750&ssl=1)