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11 mars 2026Il permet d’observer les courants marins en temps réel et peut sauver des vies : le 8e radar océanographique a une portée de 80 km
Ce nouveau radar côtier exploité par le CEFREM (Centre de Formation et de Recherche sur les Environnements Méditerranéens) et intégré au réseau ICATMAR (Institut catalan de recherches maritimes), permet un système d’observations et de mesures des courants marins en temps réel destiné aux citoyens, administrations et instances. Il a été présenté ce mardi 10 mars 2026 à l’ Aquarium Oniria de Canet.
Il a été cofinancé à hauteur de 65 % – pour un budget total de 300 000 euros* – par le FEDER (Fonds européen de développement régional) dans le cadre du Programme Interreg AFLE Espagne-France-Andorre (POCTEFA Opale 2021-2027). Ce petit bijou de technologie est un outil opérationnel qui fournit des champs de courant de surface maritime en temps réel sur toute la zone du Parc Marin du Golfe du Lion. Il a été présenté et inauguré face à un public séduit ce mardi 10 mars à l’Aquarium Oniria de Canet-en-Roussillon. Ce nouveau radar côtier de haute fréquence, huitième du nom, est exploité par le Centre de formation et de recherches sur les environnements méditerranéens (CEFREM) et intégré au réseau de radars maritimes (ICATMAR).
« L’objectif de cette installation ? L’observation seconde par seconde des mouvements des courants de surface »
Réunis dans la salle de projection d’Oniria, un aréopage de scientifiques et un public néophyte ont assisté, très attentifs, aux prouesses de ce 8e radar océanographique canétois dont l’antenne mesure 7 mètres de haut et a une portée pouvant aller jusqu’à 80 km au large des côtes. Ce qui est déjà le cas de ses prédécesseurs installés tout le long du littoral de la Costa Brava, capables de mesurer les courants et la hauteur des vagues sur cette distance. François Bourrin, océanographe côtier, professeur et chercheur (CEFREM) à l’Université Via Domitia de Perpignan, rappelait. « C’est un projet réfléchi depuis 5 ans en collaboration avec nos collègues sud-catalans. La première bouée mise en œuvre par le Service national d’observation (SNO) et labellisée par le CNRS, avait été installée en 2003. Elle suivait les mouvements de houle, rendait compte des variations de température ».
« Les radars peuvent contribuer aux opérations de recherche en mer »
Jordi Insern, éminent docteur en physique (Université de Barcelone) et professeur de recherches au sein du Conseil supérieur de la recherche scientifique (CSIC) et coordinateur du projet Opale intervenait à sa suite : « Les radars océanographiques ce sont nos yeux. L’objectif ? Pouvoir observer seconde par seconde les mouvements des courants ». Poursuivait sa présentation, images à l’appui : « Il faut savoir que les courants marins dépendent principalement du vent, de la salinité, de la température de l’eau, et du relief sous-marin. Ces mouvements influencent la température, la biodiversité. Ces observations, et les données qui en découlent (dont la vitesse à laquelle les vagues s’approchent ou s’éloignent) doivent être accessibles aux citoyens, aux administrations et aux instances locales, régionales et européennes. Le radar peut aussi contribuer aux opérations de recherche et de sauvetage qui se déroulent au large. Il peut sauver des vies ».
Pour cette raison, le but complémentaire est le développement et la promotion d’outils TIC (technologie de l’information et de la communication) qui facilitent cet accès libre et gratuit.

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