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11 mars 2026Depuis le début de la guerre le 28 février 2026, les États-Unis ont bombardé, avec des missiles, et à distance tout ce qui ressemblait à un objectif fixe : les bases des gardiens de la révolution, les navires dans les ports, certains centres de commandement, et surtout les batteries de défense anti-aérienne connues. Mais ils passent dorénavant à des frappes visant certains objectifs renforcés en utilisant des bombardements lourds. Un missile de croisière avec 120 kg d’explosif tiré à distance a infiniment moins d’impact qu’une bombe d’une tonne ou d’une demi-tonne larguée d’un avion, sur le même objectif.
Pour pouvoir tirer ces bombes, il faut s’aventurer au-dessus du territoire iranien et nul ne semble connaître exactement les ressources anti-aériennes mobiles des Iraniens, notamment dans le sud du pays. Celles-ci ont déjà abattu une dizaine de drones d’attaque américains : des Reaper, une sorte de bombardier piloté à distance et au moins quatre drones d’attaque israéliens du même types.
Côté israélien, la campagne aérienne paraît avoir pris un peu d’avance, ils semblent avoir réduit au silence toute défense anti-aérienne iranienne située dans le nord-ouest du pays. Les Israéliens continuent de bombarder les rampes de lancement de missiles, quand ils en repèrent, mais s’attaquent dorénavant aussi aux infrastructures « civiles » de sécurité du régime : les commissariats, les casernes des gardiens de la révolution, et annonçaient hier soir avoir réduit à néant toute défense anti-aérienne située dans la province iranienne d’Ilam, mitoyenne de l’Irak. Peut-être pour permettre une offensive au sol, depuis l’Irak ou pour aider à une « révolution » populaire en Iran qui semble encore très hypothétique.
La force balistique iranienne
Les Iraniens ont de leur côté bombardé avec des missiles et des drones pratiquement tous les pays de la région, visant des infrastructures civiles telles que les raffineries ou les usines de désalinisation, mais aussi et surtout les emprises militaires américaines. Des tirs qui se sont révélés bien plus précis que ce qui a été dit. Sachant que sa force de missiles balistiques demeure son arme principale, l’Iran s’est d’abord attaqué aux radars américains déployés dans la région, ces radars préviennent du décollage des missiles balistiques de l’Iran et participent aux interceptions qui peuvent être menées contre ces missiles. Ils sont essentiels à la défense antimissile notamment dans les pays du Golfe.
Mardi 10 mars, un communiqué des gardiens de la révolution iranien faisait état de la destruction de dix systèmes radar avancés américains dans la région. Trois sont confirmés : un radar de batterie antimissile THAAD en Jordanie, un autre du même genre aux Émirats arabes unis, et surtout, dès le premier jour de la guerre, le radar à très longue portée AN/FPS-132 installé au Qatar.
Des images satellites montrent clairement le dôme recouvrant l’engin sérieusement endommagé le radar n’est peut-être pas complètement détruit, mais il n’est plus opérationnel. Avec une portée de cinq mille kilomètres, ce radar AN/FPS-132 était en mesure de balayer la totalité du territoire iranien et de repérer le moindre départ de missile iranien. Il sera difficile à remplacer : il n’en existe que cinq autres exemplaires dans le monde. Le site d’information militaire américain Military Watch Magazine a évalué à 2,7 milliards de dollars le coût de la perte de ces trois radars.

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