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Un procureur suédois a requis mercredi la détention provisoire d’un homme soupçonné d’espionnage aggravé au profit de la Chine visant des membres de la communauté ouïghoure en Suède.
« L’homme est soupçonné d’avoir, pour le compte des services de renseignement chinois, illégalement recueilli des informations et des renseignements sur des personnes issues de la communauté ouïghoure », a déclaré Mats Ljungqvist, procureur en charge de l’affaire, cité dans un communiqué.
« L’affaire est très sensible et se trouve à un stade préliminaire de l’enquête. Pour cette raison, je ne peux pas fournir d’autres informations pour le moment », a-t-il ajouté.
L’audience de placement en détention provisoire du suspect aura lieu dans l’après-midi au tribunal de Solna, commune au nord de Stockholm.
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« Crimes contre l’humanité »
L’homme, né le 8 avril 1967 a été placé en garde à vue dimanche et a besoin d’un interprète en mandarin, selon des documents du tribunal obtenus par l’AFP.
Une autre personne est soupçonnée dans cette affaire, mais celle-ci ne fait pas l’objet d’une demande de placement en détention provisoire.
L’espionnage de réfugiés, ou activité de renseignement illégale contre des personnes – crime dont est soupçonné l’homme -, désigne des opérations de renseignement ciblant des opposants politiques ou d’autres groupes minoritaires présents en Suède, selon le site des services de renseignement suédois (Säpo). « Ce type d’espionnage est souvent mené par des États autoritaires et non démocratiques », précise Säpo.
Le procureur a interdit aux parties prenantes de commenter l’affaire, a indiqué à l’AFP Nils Hillert, l’avocat du suspect.
Les Ouïghours, des musulmans sunnites, représentent le principal groupe ethnique du Xinjiang (nord-ouest de la Chine).
Pékin est accusé de détenir plus d’un million de Ouïghours et d’autres musulmans dans sa région du nord-ouest, dans le cadre d’une campagne qui, selon l’ONU, pourrait constituer des « crimes contre l’humanité ».
La Chine nie ces allégations, affirmant que ses politiques ont permis d’éradiquer l’extrémisme au Xinjiang et de favoriser le développement économique.

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