
PODCAST – L’épargne durable, c’est quoi ?
12 mars 2026
Volodymyr Zelensky reçu ce vendredi par Emmanuel Macron à l’Élysée
12 mars 2026Au treizième jour de la guerre au Moyen-Orient, Donald Trump et Benyamin Nétanyahou parlent-ils encore d’une même voix ?
Dans cette guerre au Moyen-Orient, existe-t-il, aujourd’hui, des divergences entre Israël et les États-Unis. C’est une question centrale de cette offensive sur l’Iran, qui nous amène à scruter chaque déclaration des deux dirigeants. Mercredi 11 mars, des analyses bien différentes ont été entendues à quelques minutes d’intervalle. Alors que le président américain assurait au média Axios qu’ »il ne restait pratiquement rien à frapper » dans le pays, le Premier ministre israélien expliquait qu’il était loin d’en avoir fini avec le régime iranien.
Un grand écart à ne pas surinterpréter, tant Donald Trump peut varier d’une déclaration à l’autre, selon qu’il s’adresse aux médias, aux marchés ou à ses électeurs, comme mercredi soir. « On doit finir le boulot ! », a-t-il conclu en meeting devant sa base MAGA. Et finir le boulot, ça veut dire quoi ? Sur ce point, les deux dirigeants ne partagent pas forcément les mêmes préoccupations, notamment sur les conséquences de leur offensive. Pour Benyamin Nétanyahou, la situation est assez claire : le régime iranien est une menace directe pour son pays et il faut le mettre à terre, comme il faut éradiquer la menace représentée par le Hezbollah libanais. Cela prendra le temps qu’il faudra, mais Israël estime qu’une telle occasion ne se représentera peut-être pas et qu’il faut donc saisir cette opportunité, avec le soutien d’une large majorité de l’opinion.
**L’offensive américaine sans cap clair
Pour Washington, la situation est plus compliquée, notamment parce que les objectifs de la Maison Blanche sont plus flous. Est-ce que l’opération vise à renverser les mollahs ? À détruire le programme nucléaire iranien ? Les missiles du pays ? Ou tout cela à la fois ? On ne sait pas. Et à mesure que l’hypothèse d’un changement de régime s’éloigne, le bénéfice de l’opération devient plus incertain.
D’après de premières évaluations, la première semaine de guerre a coûté plus de 11 milliards de dollars. Washington doit rapatrier vers le Moyen-Orient des équipements militaires déployés en Asie. Là où Donald Trump rêvait d’un Moyen-Orient apaisé, paradis des affaires, les attaques contre les pays du Golfe et la menace sur le détroit d’Ormuz ont transformé la région en poudrière.

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