
Municipales 2026 : Fabrice Rallo à la tête de « Saleilles d’abord ! »
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12 mars 2026Après un débat houleux en Pologne, le président nationaliste met son veto au programme d’aide militaire européen (dont Varsovie devait pourtant être la première bénéficiaire)
Le président polonais Karol Nawrocki a assuré qu’il ne signerait « jamais une loi qui porte atteinte » à la « souveraineté, à l’indépendance et à la sécurité économique et militaire » de la Pologne. Varsovie devait recevoir près de 44 milliards d’euros d’aide via le programme européen Safe.
Le président nationaliste polonais a annoncé ce jeudi opposer son veto à la participation de son pays au mécanisme de financement européen Safe qui prévoit de lui accorder plus de 40 milliards d’euros sous la forme de prêts afin de renforcer sa défense.
« J’ai pris la décision de ne pas signer la loi qui permettrait à la Pologne de contracter l’emprunt dit ‘Safe’. Je ne signerai en effet jamais une loi qui porte atteinte à notre souveraineté, à notre indépendance, ainsi qu’à notre sécurité économique et militaire », a déclaré Karol Nawrocki lors d’une allocution télévisée.
Varsovie devait être la première bénéficiaire de ce programme, pour un montant de 43,7 milliards d’euros sur un volume global annoncé de 150 milliards d’euros tous pays confondus.
Un instrument de pression de Bruxelles?
Le programme Safe vise à faciliter le réarmement des États membres en leur permettant de souscrire à des prêts garantis par l’UE pour acheter des équipements militaires, dont au moins 65% des composants doivent être fabriqués en Europe.
Mais le débat a été explosif en Pologne. Le parti conservateur Droit et Justice (PiS), ainsi que la présidence, ont dénoncé un mécanisme défavorable à la Pologne. Karol Nawrocki estimait notamment que Safe pourrait devenir un instrument de pression politique de Bruxelles, à l’image du plan de relance européen.
L’ancien ministre de la défense Mariusz Blaszczak a même assimilé le programme à une « religion climatique » et à l’ »idéologie du monde » de l’UE. Des formules en général utilisées par des responsables conservateurs pour critiquer la politique climatique de l’Union européenne et plus globalement la bureaucratie bruxelloise.
Ils estiment par ailleurs que ce programme SAFE endetterait la Pologne sur plusieurs années, et que le coût final pourrait être plus élevé que prévu si les taux venaient à évoluer. Face à ces critiques, l’armée était sortie de sa réserve: « Ce sont des officiers de l’armée de terre polonaise qui ont sélectionné le matériel, et ce programme accélérera considérablement la modernisation des forces armées », avait affirmé le chef d’état-major, le général Wieslaw Kukula, pour défendre le mécanisme.

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