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12 mars 2026Guerre au Moyen-Orient : pourquoi l’Iran met en avant le Bouclier Bleu, ces grands écussons peints sur les monuments pour être visibles par les pilotes
La protection du patrimoine culturel s’intensifie en Iran. Plus de 120 musées et monuments arborent désormais le symbole du Bouclier bleu pour éviter les frappes, alors que plusieurs sites ont déjà subi d’importants dégâts.
Les frappes actuelles au Moyen-Orient font des dégâts considérables aux infrastructures stratégiques, mais aussi au patrimoine dans une région particulièrement riche en monuments emblématiques. Plusieurs d’entre eux affichent un grand blason de triangles bleu et blanc pour être bien visible du ciel pour les pilotes d’avion et de drone et se prémunir de dommages irréversibles.
Il s’agit de l’emblème du Bouclier Bleu (Blue Shield international) reconnaissable à un écusson bleu et blanc en forme de carré et de triangles dont l’objectif est de signaler clairement, même de loin ou en survol, que le bâtiment ou le site marqué est protégé par la Convention de La Haye de 1954 et ne doit pas être ciblé lors d’un conflit armé. L’Iran conserve un patrimoine culturel d’importance mondiale : il compte 28 sites reconnus par l’UNESCO comme faisant partie du patrimoine mondial, ainsi que de nombreux musées et institutions artistiques de renommée internationale.
120 lieux répertoriés en Iran
Ce symbole est souvent apposé sur les toits ou les façades des monuments, musées, bibliothèques et autres sites culturels pour les distinguer des cibles militaires. Il s’inspire des emblèmes protecteurs comme la croix rouge pour les hôpitaux, mais est spécifique à la protection du patrimoine culturel.
L’Iran a fait savoir récemment que « plus de 120 musées et plusieurs bâtiments historiques » à travers le pays ont été marqués du symbole du Bouclier bleu pour sauvegarder les précieux biens culturels et historiques, indique l’agence WANA. Plusieurs exemples sont montrés dans le reportage de radio Liberty.
Tehran’s historic Golestan Palace, a UNESCO World Heritage site, has sustained major damage after US-Israeli strikes on Iran.
UNESCO has expressed ‘concern’ over the protection of heritage sites across the Middle East amid the escalating war. pic.twitter.com/sQBwBP7YsZ
— Al Jazeera English (@AJEnglish) March 3, 2026
C’est le cas du palais du Golestan à Teheran, un complexe historique de l’ère Qajar, par exemple qui a pourtant subi d’importants dégâts lors des frappes américano-israéliennes début mars 2026. Des fenêtres, portes, miroirs et éléments décoratifs ont été endommagés par les ondes de choc et les débris d’une frappe aérienne sur la place Arag, située à proximité. Certains plafonds et vitraux ont aussi été touchés, mais la structure principale du palais reste debout.
L’UNESCO a exprimé sa « profonde préoccupation » et rappelé aux belligérants leurs obligations de protéger les sites culturels selon la Convention de La Haye. Elle a aussi communiqué les coordonnées des sites protégés pour éviter de nouveaux dommages. Les autres pays impliqués comme le Liban et Israel sont également concernés.
Source : www.lindependant.fr

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