
Djibouti: la base américaine peut-elle devenir une cible du conflit au Moyen-Orient?
13 mars 2026
les informations de la nuit
13 mars 2026« Je pense que c’est un des rares métiers aujourd’hui où on a encore cette fierté de faire quelque chose que les autres ne font pas. Ce n’est pas donné à tout le monde d’aller sur un bateau. Ça sent le gas-oil, ça pue, ça bouge, c’est carcéral. En revanche, c’est un métier où on offre sa liberté et c’est un monde franc. Il n’y a pas de place pour celui qui fait semblant. On parle toujours de ce métier qui est soi-disant un métier d’homme. Et c’est un métier qui est dirigé aussi par toute une société matriarcale qu’on n’oublie jamais, le rôle de nos épouses. Donc j’ai connu le métier de marin pêcheur au temps des voiliers, la guerre de 14 qui a été quelque chose parce que j’ai connu encore cette génération qui était dans le détroit des Dardanelles, qui ont connu la révolution bolchevique. Vous voyez la mer dans tous ces états, quoi! Aujourd’hui, on décarbone les bateaux, mais j’ai connu des gens gagnaient leur vie avec des bateaux à voile qui sont passés à la vapeur et qui ont sauté sur le pétrole directement. Donc voilà, j’ai connu tout ça. Je ne devais pas devenir marin pêcheur à la base. Je devais aller au commerce. Puis j’ai trouvé que c’était long les études qu’il fallait faire. Donc je suis parti en mer. Donc j’ai appris mon métier comme ça, je faisais 1m60 quand j’ai commencé, 55 kilos. 6 mois après, j’avais pris 10dix cm. Mais on vieillit vite. Enfin c’est à dire on apprend vite à devenir autonome. C’est à dire que maman est plus, la mamie est plus là, le cocon familial s’estompe, on rentre dans la vie active, c’est rude les pêcheurs, mais c’est plein de complaisances vis à vis de ceux qui ont envie de devenir. Et ça a duré comme ça pendant 32 ans. » José Jouneau.
site : corepem.fr
Source : www.radiofrance.fr

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