L'Europe boursière engluée dans le conflit moyen-oriental
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13 mars 2026Conflit au Moyen-Orient : pourquoi l’Asie est bien plus vulnérable économiquement que l’Europe et États-Unis ?
En Asie, la crise au Moyen-Orient n’est pas du tout vécue comme en Occident. Si les pays européens et les États-Unis s’inquiètent surtout, pour l’instant, de la hausse du prix de l’essence, beaucoup de nations d’Asie vivent déjà les menaces de pénurie de pétrole, de gaz ou d’électricité.
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En Asie, la perception du conflit au Moyen-Orient est très différente. La région est très dépendante des hydrocarbures et des produits dérivés qui viennent du Golfe persique, ce qui est moins le cas de l’Europe ou des États-Unis. La situation au détroit d’Ormuz est également très préoccupante pour ces pays. Avant la guerre, chaque jour, en moyenne, une centaine de pétroliers ou de méthaniers passaient par le détroit. Sur ces 100 navires, 85 se dirigeaient ensuite vers l’Est pour alimenter les grands marchés d’Asie.
Pour l’Inde, le Japon, la Corée, mais aussi toute l’Asie du Sud-Est, c’est-à-dire la Thaïlande, le Vietnam ou encore les Philippines, les deux semaines de blocage du détroit sont une catastrophe. Les bateaux qui étaient partis juste avant le début de la guerre sont en train d’arriver dans leurs ports, mais plus rien ne va ensuite circuler pendant longtemps. Si le Japon ou la Corée du Sud peuvent tenir, car ils ont de grosses réserves de pétrole, et un peu de gaz, cela s’annonce beaucoup plus compliqué pour les nations moins riches.
Moins de pétrole et moins de gaz, cela entraîne automatiquement une baisse de la production d’électricité, car beaucoup de pays fabriquent encore leur courant dans des centrales qui brûlent des hydrocarbures. Les premières pénuries sont d’ailleurs déjà apparues : des stations-service ont fermé au Vietnam et aux Philippines, et ailleurs, on a commencé à rationner les volumes d’essence que les automobilistes peuvent acheter.
Les Birmans n’ont le droit de conduire leur voiture qu’un jour sur deux. Au Pakistan, le gouvernement a fermé les écoles et les universités pour au moins deux semaines et a mis les fonctionnaires en télétravail. C’est aussi l’inquiétude en Thaïlande où le gouvernement a demandé aux fonctionnaires d’économiser au maximum l’électricité.
Pour l’instant, c’est surtout l’alimentation en électricité qui inquiète, mais ce n’est que le début de la crise. De grands complexes pétrochimiques qui transforment le pétrole et le gaz tirent aussi la sonnette d’alarme. S’ils ne sont pas ravitaillés rapidement, ils ne pourront plus fabriquer le plastique des bouteilles, les pneus de voiture ou même les composants qui absorbent le liquide dans les couches.
Source : www.franceinfo.fr

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