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13 mars 2026Le conflit au Moyen-Orient et ses conséquences comme le prix du carburant mettent à mal la visibilité la campagne des municipales. Un scrutin qui semble déjà, cette année, souffrir d’un manque d’engouement de la part de certains électeurs.
À deux jours du premier tour des élections municipales, la campagne peine à exister, face à la crise géopolitique au Moyen-Orient et l’envol du prix des carburants. La campagne est-elle passée sous les radars? Oui et si les portraits des candidats sont bien visibles, pour certains passants, les têtes de listes restent inconnues. « Je ne connais pas les candidats », dit-on au micro de RMC, dans les rues de Paris. « C’est dimanche? Je n’ai pas regardé! »
Caroline a de son côté bien prévu de voter. « Je me suis renseignée ». Selon elle, le conflit au moyen orient a clairement fait passer la campagne des municipales au second plan. « J’ai beaucoup plus entendu guerre en Iran, Etats-Unis, pétrole, ces derniers mois, que les municipales », énumère cette étudiante parisienne. « Plein d’amis ont appris il y a un mois qu’il fallait voter en mars », ajoute-t-elle.
Le prix du carburant, « cela se joue à Bercy plutôt qu’avec le maire »
Un manque de visibilité pour cette campagne qu’à constaté François Krauss, directeur du pôle politique à l’institut de sondage IFOP. « Sur les chaînes d’informations ou les réseaux sociaux », pointe-t-il. Pour lui, l’actualité internationale et les inquiétudes économiques qui y sont liées détournent l’attention des électeurs. « On se retrouve avec des problématiques comme le pouvoir d’achat, le carburant. Les Français savent que cela se joue au niveau de Bercy (ministère de l’Economie) plutôt qu’avec le maire », relève François Krauss.
« La marginalisation de la campagne n’est pas seulement liée à une actualité internationale surabondante, elle est aussi corrélée à une grande lassitude des Français autour des sujets politiques, nourrie par des débats budgétaires qui, de la fin 2025 au début de l’année 2026, n’en finissaient pas de finir », estime dans une note Blanche Leridon, directrice des études France de l’Institut Montaigne.
Des invectives et pas assez de fond
« Les campagnes sont trop souvent marquées par l’invective et la recherche de buzz (à Marseille et à Paris notamment), au détriment des sujets de fond », poursuit-elle. Le point d’orgue étant sans doute la campagne à Nice, duel fratricide entre Christian Estrosi et Eric Ciotti, et l’affaire de la tête de porc. On peut également mentionner une quasi non-campagne du camp présidentiel, ayant réduit drastiquement ses têtes de liste par rapport à 2020, conscient que l’étiquette partisane (et en particulier celle rattachée à Emmanuel Macron) n’est pas ce que recherchent les électeurs pour ce scrutin local.
Les Français restent attachés à la figure du maire
Selon François Krauss, l’effet sur la participation dimancahe devrait toutefois rester limité, les Français restant attachés à cette élection locale et conservent une bonne image du maire. Pour rappel, « trois personnes interrogées sur quatre estiment que le bilan de l’équipe municipale de leur commune est bon, voire excellent », selon une enquête du Cevipof et la fondation Jean-Jaurès. Selon l’Ifop, la participation pourrait atteindre 60%, en deça cependant du scrutin de 2014 (celui de 2020 avait été perturbé par le covid-19.
Source : rmc.bfmtv.com

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