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Enseveli pendant cinq jours sous les décombres d’une maison d’hôtes proche de l’épicentre du séisme en Birmanie, Tin Maung Htwe confie avoir réussi à survivre en buvant sa propre urine.
Le directeur d’école primaire d’une quarantaine d’années était en formation à Sagaing, à une dizaine de kilomètres de l’épicentre, lorsque le tremblement de terre de magnitude 7,7 a frappé.
Il a alors eu le réflexe de se réfugier sous son lit lorsque la terre a commencé à trembler.
« Tout l’hôtel s’est effondré (…) Tout ce que j’ai pu faire, c’était crier +sauvez-moi+ », raconte-t-il.
La maison d’hôtes où Tin Maung Htwe séjournait n’est plus qu’un amas de briques et de barres métalliques tordues.
Il se trouvait dans une chambre du rez-de-chaussée, sur lequel l’étage du dessus s’est écroulé.
« J’avais l’impression d’être en enfer », murmure-t-il, la voix faible, un tube d’oxygène dans le nez et deux intraveineuses dans le corps.
« Mon corps était brûlant et tout ce dont j’avais besoin, c’était d’eau », poursuit-il.
Mais faute d’en avoir, ce sont les liquides « qui sortaient » de son « corps » qui lui ont procuré l’eau dont son « corps avait besoin », témoigne-t-il.
L’ampleur des dégâts à Sagaing est bien plus élevée que dans la ville proche de Mandalay, la deuxième plus grande du pays.
Les destructions y sont généralisées, avec 80% des bâtiments endommagés, la moitié lourdement.
Titon Mitra, représentant en Birmanie du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a déclaré à l’AFP qu’il n’y avait « pas assez de matériel médical ».
La route principale menant à Sagaing s’est retrouvée éventrée, ce qui bloque la circulation et gêne ceux qui tentent d’aider les victimes.
« Devenir moine bouddhiste »
Le pont Ava sur le fleuve Irrawaddy, qui relie les deux villes, s’est effondré.
Des habitants ont déclaré ne pas s’attendre à trouver quelqu’un de vivant lorsque Tin Maung Htwe a été localisé sous les décombres, et qu’une équipe de secours malaisienne a été appelée pour l’extraire.
Sa soeur Nan Yone, 50 ans, attendait à proximité tandis que les secours intervenaient.
« Je dansais, je pleurais et je me frappais la poitrine tellement j’étais heureuse » lorsqu’il a été sauvé mercredi, raconte-t-elle.
Lorsqu’il est arrivé à l’hôpital principal de Sagaing, il a lancé : « Ma soeur, je vais très bien ».
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« Sa volonté est très forte et je pense que c’est pour cela qu’il a survécu », estime-t-elle.
Des infirmières s’occupent de son frère gisant à demi-conscient sur un brancard à l’extérieur de l’établissement.
Sa tête se balance de temps en temps d’un côté à l’autre.
Personne n’est soigné à l’intérieur, de peur qu’une réplique ne cause encore plus de dégâts.
« Je suis heureux d’être libre maintenant », se réjouit Tin Maung Htwe auprès de l’AFP.
« Je ne suis pas mort, alors maintenant je peux faire ce que je veux », poursuit-il.
S’il souhaite reprendre son travail d’instituteur, le miracle de son sauvetage lui fait songer à une autre vocation.
« J’envisage de devenir moine bouddhiste ».
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Source : www.brut.media

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