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14 mars 2026“Les États-Unis ont frappé l’Iran là où ça fait le plus mal”, observe El País. Donald Trump a annoncé vendredi “le bombardement de cibles militaires sur l’île de Kharg, principal terminal pétrolier du pays, par lequel transitent 90 % de ses exportations de pétrole brut”.
Cette action est “une riposte aux mesures prises par Téhéran pour bloquer le détroit stratégique d’Ormuz” et marque une nouvelle “escalade” dans la guerre contre l’Iran, alors que les forces américaines avaient jusqu’à présent “évité de frapper ce point névralgique de l’économie iranienne et du secteur énergétique mondial”, relève le quotidien.
Sur son réseau Truth Social, le président américain a claironné que l’armée américaine avait mené “l’un des raids aériens les plus puissants de l’histoire au Moyen-Orient” et avait “entièrement détruit toutes les cibles militaires” sur l’île de Kharg, la qualifiant de “joyau de la couronne iranienne”.
“J’ai choisi de ne pas détruire les infrastructures pétrolières de l’île”, a-t-il ajouté. “Cependant si l’Iran, ou quiconque d’autre venait à faire quoi que ce soit pour entraver le passage libre et sûr des navires dans le détroit d’Ormuz, je reconsidérerais immédiatement ma décision”.
“Asphyxier” l’économie iranienne
Pas plus tard que jeudi, le locataire de la Maison-Blanche assurait que Kharg n’était pas “en haut de la liste” des cibles américaines en Iran – tout en concédant qu’il pouvait “changer d’avis d’une seconde à l’autre”.
“De nombreuses spéculations ont circulé quant à la question de savoir si les forces américaines tenteraient, à un moment donné, de s’emparer de l’île de Kharg”, confirme la BBC. Une telle opération “permettrait d’asphyxier les exportations pétrolières de l’Iran, et pourrait également offrir [aux États-Unis] une plateforme stratégique pour lancer des attaques contre le continent”, note le diffuseur britannique.
L’Iran n’a pas tardé à réagir aux bombardements de son terminal pétrolier et aux menaces de Donald Trump, par la voix du porte-parole du quartier général central de Khatam Al-Anbiya à Téhéran, affilié aux Gardiens de la Révolution.
Il a assuré que “toute attaque contre les infrastructures pétrolières et énergétiques entraînerait des frappes de représailles contre les installations de la région appartenant à des compagnies pétrolières détenant des participations américaines ou coopérant avec les États-Unis”, rapporte CNN. Ces installations seront “immédiatement détruites et réduites en cendres”, a-t-il menacé.
Jeudi déjà, le président du Parlement iranien avait prévenu que Téhéran abandonnerait “toute retenue” si les États-Unis et Israël attaquaient ses îles du Golfe.
Le prix du pétrole toujours au plus haut
Les frappes sur Kharg interviennent alors que Washington fait face à de nombreuses critiques pour “ne pas avoir su anticiper l’impact de la guerre” sur le détroit d’Ormuz, “ni les répercussions économiques qui en découleraient”, note The Washington Post.
Le trafic sur la voie maritime, où transite en temps de paix un cinquième du pétrole mondial, demeure “quasiment à l’arrêt en raison des menaces iraniennes, et rien n’indique que les États-Unis et leurs alliés s’apprêtent à déployer des navires de guerre pour escorter les pétroliers en toute sécurité — une option qu’ils évoquent publiquement depuis la semaine dernière”, observe The New York Times.
Vendredi encore, Donald Trump a déclaré à la presse que la Navy allait escorter “bientôt, très bientôt”, les pétroliers traversant le détroit, mais s’est bien gardé de donner une date.
“Les nations riches ont promis de puiser dans une partie de leurs réserves de pétrole, mais ni cette initiative ni les discussions relatives aux escortes n’ont permis de contenir la hausse des prix”, souligne le quotidien new-yorkais. Les prix du pétrole ont bondi de plus de 40 % depuis que les États-Unis et Israël ont déclenché la guerre contre l’Iran il y a près de deux semaines, et le baril a encore clôturé au-dessus des 100 dollars vendredi.
Ed Hirs, professeur d’économie de l’énergie à l’Université de Houston, estime auprès d’Al-Jazeera que l’attaque américaine contre l’île de Kharg pourrait déjà avoir “perturbé les exportations de pétrole iraniennes”.
Donald Trump “affirme avoir épargné les infrastructures pétrolières mais il s’agit d’une toute petite île”, relève-t-il. “À moins qu’il ne s’agisse d’installations militaires de taille très réduite, je ne vois pas comment l’appareil d’exportation pétrolière n’aurait pas été perturbé”.
“Or, si cela porte un coup durable à la capacité d’exportation de l’Iran — alors même que l’Irak et le Koweït sont toujours hors circuit — et que ce conflit se prolonge pendant des semaines ou des mois, alors il faut s’attendre à ce que les prix continuent de grimper”, a-t-il ajouté.
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Source : www.courrierinternational.com

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