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15 mars 2026« Train Dreams » sur Netflix, l’exceptionnel outsider à côté duquel on était complètement passé
Courtesy of Netflix
Dans « Train Dreams », Joel Edgerton est le bûcheron Robert Grainier.
On est prêt, calé, on a tout vu. Marty Supreme, c’est coché. Une Bataille après l’autre, aussi. Hamnet, pareil. Tous les films présentés à Cannes en mai 2025, idem. Mais dans la catégorie Meilleur film aux Oscars 2026, il y a un intrus. Un outsider dont personne ou presque n’a entendu parler. Et pourtant, c’est le film le plus beau qu’il nous ait été donné de voir depuis un bon moment. Et si Train Dreams créait la surprise ?
Sorti en catimini sur Netflix au début du mois de novembre dernier, le long-métrage réalisé par Clint Bentley est un ovni dans le paysage cinématographique actuel, et dans la liste des films nommés aux Oscars. Train Dreams se déroule au début du XXe siècle. L’intrigue suit la vie de Robert (Joel Edgerton), bûcheron taiseux qui travaille sur des chantiers d’abattage contribuant à la construction des chemins de fer. Son métier le conduit à s’éloigner souvent de sa femme Gladys (Felicity Jones) et de leur petite fille. Des voyages au cours desquels il fait des rencontres qui le marqueront à jamais.
Train Dreams est le film le plus beau visuellement que nous ayons vu depuis des années. Et on pèse nos mots. Chaque plan est une peinture, tantôt en mouvement, tantôt figée. Même sur un écran de télévision, la photographie d’Adolpho Veloso (pour laquelle le film a été nommé aux Baftas et aux Oscars) est époustouflante, plongeant avec douceur le téléspectateur dans la nature sauvage de l’Ouest de l’Amérique et ses forêts luxuriantes aux arbres centenaires.
Un chef-d’œuvre visuel
D’une simplicité déroutante, le scénario invite le spectateur, avec une extrême délicatesse, à se poser, comme on le fait trop rarement le cinéma. Si vous n’appréciez que les blockbusters façon Fast & Furious ou les comédies romantiques à la Bridget Jones, ce ne sera peut-être pas pour vous. Train Dreams est en effet un film hautement contemplatif. Il ne se passe pas « rien », mais le récit prend le temps d’avancer, sans se presser, laissant à Robert et aux spectateurs toute la latitude de réfléchir, de comprendre, d’observer, d’admirer, de pleurer aussi pendant 1h43.
Courtesy of Netflix
Felicity Jones est Gladys Grainier et Joel Edgerton est Robert Grainier dans « Train Dreams » de Clint Bentley
On l’avoue, on a versé plus d’une larme devant le film de Clint Bentley, qui joue avec la sensibilité d’un maître d’orchestre sur une large palette d’émotions. C’est dû au jeu impeccable de Joel Edgerton et Felicity Jones mais aussi de William H. Macy. C’est dû aussi au scénario qui n’épargne pas les protagonistes. Et c’est dû, enfin, à la musique originale de Nick Cave et Bryce Dessner, elle aussi nommée à plusieurs cérémonies.
Train Dreams nous a laissés sans voix, partagés entre un sentiment de plénitude, de nostalgie, presque en état de méditation. Et avec la certitude qu’il s’agit d’un film qu’on ne pourra jamais oublier. Forcément lorsqu’on additionne tout cela, difficile de ne pas qualifier Train Dreams de chef-d’œuvre. Mais aussi d’espérer qu’il puisse, même face aux mastodontes que sont Sinners, Une bataille après l’autre et Marty Supreme, tirer son épingle du jeu.
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Source : www.huffingtonpost.fr

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