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15 mars 2026
les forces israéliennes ont mené une incursion terrestre dans le sud du pays
15 mars 2026Alors que les prix du pétrole s’envolent, Donald Trump a pressé, samedi 14 mars, d’autres pays d’envoyer des navires de guerre pour sécuriser le détroit d’Ormuz, afin de forcer Téhéran à rouvrir cette voie maritime stratégique entravée par la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, rapporte le Washington Post.
Le régime “a de fait fermé ce goulet d’étranglement crucial pour le pétrole mondial, dans un contexte d’attaques aériennes soutenues menées par les États-Unis et Israël, qui ont déclenché une escalade des représailles iraniennes dans toute la région”, explique le journal.
S’il a répété que les États-Unis avaient “vaincu et complètement anéanti l’Iran, tant sur le plan militaire qu’économique”, le président américain a toutefois appelé sur son réseau Truth Social les pays qui s’approvisionnent en pétrole via le détroit d’Ormuz à “veiller à la sécurité de ce passage” avec l’aide des forces américaines. “De nombreux pays vont envoyer des navires de guerre, en collaboration avec les États-Unis, pour maintenir le détroit ouvert et sûr”, avait-il auparavant assuré, sans préciser lesquels.
Plusieurs pays appelés à la rescousse
La veille, Donald Trump avait affirmé que la marine américaine commencerait “très bientôt” à escorter des pétroliers dans ce passage stratégique. “Espérons que la Chine, la France, le Japon, la Corée du Sud, le Royaume-Uni et d’autres […] enverront des navires dans la région afin que le détroit d’Ormuz ne soit plus menacé par un pays totalement décapité”, a-t-il ajouté dans son message sur Truth Social.
Peu après la déclaration du président américain appelant à la formation d’une flottille internationale pour forcer l’ouverture de cette voie maritime cruciale, un porte-parole du ministère de la Défense britannique a déclaré que la position du gouvernement restait inchangée et qu’il continuait à discuter avec ses alliés et partenaires d’“une série d’options”, rapporte le Daily Telegraph. Le président français, Emmanuel Macron, a, lui, déclaré qu’il était prêt à envoyer des navires de guerre dans le Golfe dans le cadre d’une “mission purement d’escorte” une fois que la “phase intense du conflit” serait terminée.
La semaine dernière, retrace le média, M. Trump avait reproché à Sir Keir Starmer sa réticence initiale à envoyer des porte-avions au Moyen-Orient, déclarant : “Nous n’avons pas besoin de gens qui se joignent à des guerres une fois que nous avons déjà gagné ! ”
Alors que les craintes grandissent que la hausse des prix du pétrole ne déclenche une récession mondiale, le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, s’est engagé jeudi, dans son premier message public depuis sa prise de fonction, à continuer d’utiliser le “levier du blocage du détroit d’Ormuz” comme un outil contre les États-Unis et Israël, rappelle par ailleurs le journal britannique.
“Frustration”
“La capacité de l’Iran à menacer les navires dans le détroit à l’aide de drones et de mines peu coûteux, quel que soit l’état de ses défenses, s’est avérée être une source de frustration pour Trump, qui a admis samedi dans un message que l’Iran conserverait ces capacités ‘quelle que soit l’ampleur de sa défaite’”, analyse le Washington Post.
Pourtant, s’étonne le New York Times, “parmi tous les risques auxquels le système énergétique mondial est confronté depuis longtemps, aucun n’était plus important ni mieux connu que la fermeture potentielle du détroit d’Ormuz”. Car ce passage étroit qui permet de sortir du golfe Persique est “à la fois vital”, constituant la seule porte d’accès vers le reste du monde pour d’énormes quantités de pétrole et de gaz naturel, “et extrêmement vulnérable aux attaques”.
Or, “peu a été fait”, ces dernières années, “pour éviter le problème du détroit d’Ormuz”, “la géographie et les rivalités régionales” empêchant les pays du Golfe de trouver une véritable alternative au détroit. Des efforts ont bien été déployés pour contourner le problème, notamment par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, mais les oléoducs traversant ces pays ne peuvent acheminer qu’une infime partie de l’énergie produite dans le golfe Persique, note le quotidien.
Le détroit reste le seul moyen d’exporter la majeure partie de l’énergie produite dans la région. “Cela est apparu au grand jour au cours de la deuxième semaine de la guerre au Moyen-Orient, lorsque (s)a quasi-fermeture […] a fait grimper les prix du pétrole au-dessus de 100 dollars le baril pour la première fois en près de quatre ans.”
“Zone mortelle”
Donald Trump et son secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, ont promis à plusieurs reprises que des navires de guerre escorteraient les pétroliers et autres navires à travers le détroit. Jeudi, Trump a déclaré que les opérations d’escorte commenceraient “très bientôt”, souligne le Wall Street Journal. Mais, décrypte le quotidien, “les États-Unis hésitent à envoyer des navires de guerre dans ce détroit étroit – large de seulement 34 km à son point le plus étroit –, les officiers de la marine estimant que les drones et les missiles antinavires iraniens pourraient transformer la zone en une “zone mortelle” pour les marins américains”.
Rouvrir le détroit d’Ormuz “ne sera pas facile”, prévient le journal. Pour sécuriser la voie maritime, soit par une opération d’escorte, soit en menant un raid pour prendre le contrôle d’une partie du sud de l’Iran afin de s’assurer que les forces du pays ne puissent pas tirer sur les navires dans le détroit, les troupes américaines pourraient devoir être déployées sur place pendant des mois, voire plus longtemps. Et ce alors que le régime iranien dispose de missiles et de drones à plus longue portée qu’il pourrait lancer sur le Golfe depuis l’intérieur des terres.
“Selon des analystes des secteurs militaire, pétrolier et maritime, seule la fin des affrontements avec l’Iran, accompagnée de l’assurance donnée par le gouvernement iranien qu’il cessera d’attaquer les navires dans le golfe Persique, suffirait à rétablir le trafic habituel de plus de 100 navires par jour”, conclut le journal.
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Source : www.courrierinternational.com

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