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Malgré une campagne éclipsée par le contexte géopolitique et des nouvelles modalités du scrutin mal intégrées ou digérées par les électeurs, les municipales restent l’expression de la « proximité », souligne ce dimanche sur RMC Marie-Pierre Bailliencourt, directrice de l’institut Montaigne.
Les électeurs ont commencé à voter dimanche en métropole pour le premier tour des municipales, un scrutin où la participation sera scrutée de près et qui s’annonce très indécis dans plusieurs grandes villes. Une élection dont le sentiment aura été que la campagne a été éclipsée par le contexte géopolitique très tendu les préoccupations sur le pouvoir d’achat des Français, en lien avec la hausse du prix du carburant.
« Surenchère de promesses qui ne relevaient pas de la compétence des maires »
« Le débat n’a pas eu lieu et que les promesses des candidats n’ont pas donné lieu à un débat de fond véritablement orchestré », regrette ce dimanche sur RMC Marie-Pierre Bailliencourt, directrice de l’institut Montaigne. « En général, les gens votent pour un projet, une organisation de leur commune. Là, on a vu que c’était moins le cas, avec beaucoup de promesses, beaucoup de surenchères de promesses qui ne relevaient pas du périmètre de compétences des maires », souligne-t-elle dans Anaïs Matin.
« La sécurité, le logement, la mobilité sont les premiers éléments, les premières promesses, les plus importantes sur les professions de foi des candidats Or, les maires ont peu la main là-dessus, parce que sur la sécurité, c’est une compétence nationale, donc il faut un continuum police-justice important. Sur le transport, c’est l’autorité organisatrice des transports au niveau de la région qui s’en occupe. Sur le logement, il y a une politique nationale », énumère-t-elle.
Six ans après le covid-19, qui avait fait chuter la participation des municipales 2020, la participation sera donc scrutée de près, alors que le maire reste l’élu préféré des Français. « Contrairement à ce qu’on pense, il n’y a pas moins de candidats en 2026 qu’en 2020. Ils sont à peu près 904 000 à avoir fait acte de candidature en 2026. Ils étaient 202 000 en 2020. Ça veut dire que l’intérêt pour sa commune et sa proximité se maintient », note Marie-Pierre Bailliencourt.
« Chacun reste dans son couloir de nage »
Toutefois, « on voit qu’avec des campagnes qui se font beaucoup sur les réseaux sociaux, chacun reste dans son couloir de nage. Il n’y a pas de débat, il n’y a pas eu de débat à Paris entre les candidats. C’est quand même un petit peu dommageable. » Reste à voir, selon elle, si les municipales seront un « signal national » pour le gouvernement et les partis politiques, rappelant que les européennes de 2024 et le score très haut du Rassemblement national avaient conduit Emmanuel Macron à dissoudre l’Assemblée nationale.
Notre analyse Actus-Eco.fr : Ce contenu met en lumière les mouvements récents du marché et les décisions économiques importantes. Pour approfondir, parcourez nos articles sur les marchés financiers et sur les prix du carburant.
Source : rmc.bfmtv.com

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