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Devant des plats toujours plus chers, beaucoup de clients de restaurants se mettent à fuir les établissements. Un sujet qui n’a pas manqué de faire réagir le plateau d’Estelle Midi de ce lundi 16 mars.
C’est la débandade. 25 restaurants ferment chaque jour en France. C’est le constat dressé fin 2025. Mais parmi les différentes raisons qui expliquent ces fermetures, les clients pointent du doigt les prix parfois jugés « exorbitants » et vont même jusqu’à bouder ces établissements durant les vacances.
Selon un sondage Lightspeed de 2025 pour La Voix du Nord cité ce lundi 16 mars sur le plateau d’Estelle Midi, plus d’un Français sur deux déclare avoir réduit ses sorties au restaurant au cours des six derniers mois.
Premier argument cité: le rapport qualité-prix remis en cause (57% des sondés), ajoutant la réduction des portions parmi les raisons justifiant la fuite des restaurants. Mais côté restaurateurs, ces derniers justifient une hausse de leurs prix face à une inflation et un manque de clients. Une question débattue par le plateau ce lundi.
Pour Juliette Briens ces prix tant critiqués côté consommateurs peuvent être partiellement justifiés. « Cela dépend de ce qu’il y a dans l’assiette et de la gamme de nourriture proposée », commente sur RMC la chroniqueuse. Elle ajoute que la différence entre un « bon » restaurant et un « mauvais » se joue souvent à l’amabilité du personnel et en interne à la gestion.
« Du pseudo fait-maison »
Des idées partagées par Baptiste Des Monstiers, journaliste à RMC, pointant du doigt les représentants de la profession.
« On voit bien depuis des années qu’on nous sert du pseudo fait-maison. Thierry Marx est un très mauvais ambassadeur pour l’UMIH (Union des métiers de l’hôtellerie restauration), qui représente la petite restauration. Son discours est devenu inaudible », s’aggace-t-il.
Pour le journaliste, « le prix doit être en adéquation avec la qualité ». « Et j’ai souvent l’impression que d’un restaurant à l’autre c’est souvent la même chose et je me dis que si c’est la même chose si je vais grattouiller en arrière-cuisine je vais retrouver du semi-prêt ».
Au 32.16, Paul, assistant réalisateur, raconte sa dernière mésaventure dans un restaurant. « J’habite dans le 20e arrondissement de Paris et la salade césar qui approchait les 20 euros, sans jamais les dépasser, a atteint les 25 euros sans sauce césar. On apporte juste l’huile d’olive et le vinaigre en vous disant ‘faites votre sauce vous même’. Le cappuccino est à 7,50€ », raconte ce dernier.
« Continuer à faire de la belle cuisine »
Dorian, auditeur mais surtout restaurateur à Issoire, dans le Puy-de-Dôme, a tenu à apporter du contradictoire. Propriétaire de deux établissements, il affirme que tous les restaurants ne fonctionnent pas de la même manière selon la gamme de prix.
« J’ai été étoilé. Cette gamme est beaucoup plus chère parce qu’elle est travaillée. Mais on a encore deux bistrots. Et dans l’un d’eux, on a une formule trois entrées, trois plats, trois desserts pour 25€ midi et soir, tout fait maison », affirme le restaurateur au 32.16.
Selon lui, ce modèle correspond à l’unique formule « qui marchera dans l’avenir », même si cette gamme de prix nécessite de « jouer serré ». Dans son cas, Dorian dit employer un chef de cuisine, une plongeuse et un serveur en salle pour des services entre 35 et 40 couverts. « On n’a pas le choix, les charges sont trop hautes, mais il faut continuer à faire de la belle cuisine ».
Source : rmc.bfmtv.com

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