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16 mars 2026Le candidat LFI Bally Bagayoko, allié au Parti communiste, a ravi dès le premier tour la mairie au Parti socialiste Saint-Denis, deuxième plus grande ville d’Île-de-France derrière Paris. Ce cadre de la RATP s’est opposé au maire sortant, le socialiste Mathieu Hanotin, lors d’une campagne très tendue.
La deuxième ville d’Île-de-France est devenue ce dimanche 15 mars la plus grande contrôlée par La France Insoumise. La liste LFI-PCF, menée par Bally Bagayoko, s’est imposée avec 50,77% des voix à Saint-Denis face au maire socialiste sortant, Mathieu Hanotin (33%), lors du premier tour des élections municipales.
Ce bastion historique du communisme, qui compte environ 150.000 habitants, était tenu par le PS depuis 2020. Porté par ses militants, Bally Bagayoko a célébré dimanche sa victoire par « KO », comme il l’a écrit sur X.
« Saint-Denis représente tout ce que l’extrême-droite déteste », a-t-il déclaré sur LCI après les résultats. « Nous disons ici, le territoire de Saint-Denis et de Pierrefitte est un territoire insoumis où l’extrême-droite n’aura jamais sa place », a-t-il ajouté.
« Nous sommes pour une société pour tous, nous ne serons jamais du côté de celles et ceux qui voudront diviser Saint-Denis et nous ne serons jamais du côté de celles et ceux qui porteront des politiques racistes », a encore affirmé le nouveau maire.
Saint-Denis a fusionné début 2025 avec Pierrefitte-sur-Seine, devenant ainsi la ville la plus peuplée d’Île-de-France après Paris. Une union qui pourrait par ailleurs être remise en cause avec la victoire de la liste de Bally Bagayoko, qui a promis de sonder les habitants et de défusionner si ceux-ci se prononcent en faveur d’un retour en arrière.
Un « bouquet pouvoir d’achat »
Bally Bagayoko, 53 ans, est issu d’une famille d’origine malienne et a grandi à Saint-Denis, selon son site de campagne. Cadre à la RATP et ex-entraîneur de basket, il a intégré l’équipe municipale en 2001. Maire-adjoint sous l’édile communiste Patrick Braouezec, il s’est engagé auprès de Jean-Luc Mélenchon en 2012.
Dans son programme, Bally Bagayoko propose notamment aux habitants de Saint-Denis et Pierrefitte un « bouquet pouvoir d’achat », avec la « maîtrise des loyers et des charges » au sein de Plaine Commune Habitat (PCH), organisme public de gestion de logement, l’offre d’un vélo à tous les élèves en fin de collège, d’un « kit de rentrée en école primaire comprenant la prise en charge des fournitures scolaires nécessaires »…
Il veut aussi « recentrer » la police municipale sur la tranquillité publique. « Sur les effectifs, on n’a pas vocation à les baisser, on les maintient. En revanche, on change la doctrine: vous ne serez pas dans une police d’intervention, vous serez sur une police locale, une police de proximité », avait-il expliqué à l’AFP début février.
« Nous ne sommes pas opposés, par exemple, à ce qu’une partie de la police municipale soit armée… Mais pour nous, l’ensemble de la police municipale n’a pas à être armée », avait-il ajouté, estimant que c’est d’abord à la police nationale de lutter contre le narcotrafic et que celle-ci est trop peu nombreuse à Saint-Denis.
Une campagne très tendue
Également président de l’établissement public territorial Plaine Commune, Mathieu Hanotin avait, en 2020, mis fin à 75 ans de règne communiste à Saint-Denis et était devenu, ces dernières années, la bête noire de la gauche radicale du département. Dimanche, l’abstention s’y est élevée à 57,16% des inscrits.
La bataille de Saint-Denis a été d’une rare violence, les entourages des deux candidats multipliant les polémiques et accusations. Dimanche après-midi encore, jour du scrutin, la liste LFI-PCF a accusé Mathieu Hanotin d’utiliser « les moyens de la mairie » pour « perturber la sincérité du vote », ce qu’a nié l’entourage du maire qui a, de son côté, blâmé le camp adverse d’actions illégales, allant de l' »arrachage systématique » d’affiches sur les panneaux officiels à des « menaces de mort ».
Ces dernières semaines, Mathieu Hanotin et son entourage se sont aussi publiquement inquiétés, selon eux, de voir des trafiquants de drogue faire campagne pour Bally Bagayoko qui, en réaction, a porté plainte pour diffamation.
Source : www.bfmtv.com

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