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16 mars 2026Détroit d’Ormuz : Keir Starmer résiste à la pression américaine d’envoyer des navires britanniques
Donald Trump a lancé, vendredi 13 mars 2026, un appel à la Chine, la France, au Japon ou encore au Royaume-Uni pour que des navires viennent lui prêter main-forte dans la sécurisation des pétroliers traversant le détroit d’Ormuz, le Premier ministre britannique Keir Starmer a pris la parole lors d’une conférence de presse, lundi 16 mars.
Après un échange téléphonique, dimanche soir, avec Donald Trump sur la manière de rouvrir cette voie maritime essentielle, Keir Starmer s’est engagé à tenir bon face aux pressions américaines, souhaitant que le conflit prenne fin le plus rapidement possible. « Nous ne nous laisserons pas entraîner dans un conflit plus vaste, a-t-il déclaré, certains auraient pris une décision différente il y a deux semaines. Ils auraient précipité le Royaume-Uni dans cette guerre sans avoir une vision complète des conséquences pour nos forces et sans plan de retrait. Ce n’est pas la voie à suivre. Ce n’est pas ce que j’appelle diriger, ça c’est suivre, ce n’est pas une stratégie efficace ».
Un plan entre Européens, Américains et pays du Golfe ?
Il a laissé entendre que Donald Trump n’avait pas de plan précis pour ouvrir ce détroit. Dans ce contexte, il a révélé travailler avec les dirigeants de l’Union européenne sur un plan collectif. « C’est difficile bien sûr, mais c’est précisément ce sur quoi nous travaillons : un plan viable avec nos partenaires européens, car, au final, nous devons rouvrir le détroit d’Ormuz, sinon le prix de l’énergie restera très élevé. »
Keir Starmer a précisé que cette recherche de solution n’a jamais été envisagée comme une mission de l’Otan. Il devra s’agir d’une alliance de partenaires avec l’Europe, mais aussi avec des pays du Golfe et les États-Unis.
Des milliers de drones pour ménager son allié
Sans se laisser entraîner dans la guerre, le Royaume-Uni pourrait malgré tout venir en aide à Donald Trump. Pour l’instant, s’il est hors de question d’envoyer des navires au Moyen-Orient, la Grande-Bretagne n’en est pas encore au stade de la décision, a dit le Premier ministre. Pour ménager son allié et de conserver cette relation spéciale, le Royaume-Uni pourrait déployer des milliers de drones chasseurs de mines, ainsi que ses systèmes anti-drones sophistiqués, Octopus, fabriqués, chaque mois, pour l’Ukraine, mais utilisés cette fois contre les drones Shahed iraniens au Moyen-Orient.
Interrogé sur son lien avec Donald Trump, Keir Starmer a assuré entretenir de bonnes relations avec lui malgré les critiques. « Nous sommes des alliés solides et ce, depuis des décennies. Mais il me revient le droit d’agir dans ce que je considère être le meilleur intérêt de la Grande-Bretagne », a-t-il indiqué, alors que le président américain s’est dit très déçu par le Premier ministre britannique.
Source : www.radiofrance.fr

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