
Meta prévoit une vague de licenciement massif
16 mars 2026
Résultats des municipales 2026 : « On a décidé d’arrêter », Pierre Castel renonce au 2nd tour des élections à Quillan
16 mars 2026Donald Trump appelle ses alliés à sécuriser le détroit d’Ormuz : « Une pression inamicale », selon un historien
Au Moyen-Orient, au 17e jour du conflit, Donald Trump a lancé un appel, dimanche 15 mars 2026, à ses alliés pour sécuriser le fameux détroit d’Ormuz, contrôlé en grande partie par l’Iran et par lequel transite, en temps normal, près d’un cinquième du pétrole mondial.
Un appel qui peut être analysé « non pas comme un appel au secours », selon Guillaume Lasconjarias, historien militaire et professeur associé à Sorbonne Université, mais plutôt comme la redécouverte d’un principe simple : « Seul, on va plus vite, à plusieurs, on va plus loin. » Il ajoute : « Les États-Unis ont, avec Israël, frappé largement l’Iran, mais ils se retrouvent aujourd’hui face à une situation plus compliquée que prévu », puisque sécuriser le détroit d’Ormuz est bien plus difficile qu’ils ne l’imaginaient.
Cet appel n’a d’ailleurs pas vraiment été entendu, puisque l’Australie et le Japon l’ont d’ores et déjà décliné. « Cela démontre que quand vous n’êtes pas associé, en amont, aux décisions et à la planification d’une opération, vous avez sans doute davantage de coûts à supporter que de gains à recevoir », explique le professeur.
Guillaume Lasconjarias se montre toutefois prudent quant à une réelle fermeture du détroit. Selon lui, il existe une possibilité de « négocier avec les gardiens de la révolution », une démarche « qu’ont sans doute fait, par exemple, les Pakistanais et les Indiens, pas plus tard que ce week-end. »
« Ce sera très mauvais pour l’avenir de l’OTAN »
Si cet appel n’est pas véritablement un appel au secours, il constitue néanmoins une menace, comme l’a précisé Donald Trump dans le Financial Times : « S’il n’y a pas de réponse, ou si la réponse est négative, je pense que ce sera très mauvais pour l’avenir de l’OTAN. »
Pour l’historien militaire, il s’agit d’un coup de pression du président américain, comme il a l’habitude d’en faire : « C’est une forme de pression absolument inamicale : il veut forcer une partie des pays européens à s’investir, en participant, par exemple, à des convois navals pour protéger le détroit d’Ormuz. »
Guillaume Lasconjarias rappelle, toutefois, que l’OTAN est « une alliance défensive et que finalement l’alliance atlantique n’a pas grand-chose à voir dans cette aventure militaire. » Alors que Donald Trump demande de l’aide, il menace aussi, tout en affirmant que la marine américaine commencera très bientôt à escorter des pétroliers dans le détroit d’Ormuz. Une opération qui nécessite toutefois « une très grande mobilisation de la marine et on sait très bien que cela implique probablement entre 40 et 60 navires pour le contrôler, ce qui est extrêmement difficile », conclut l’historien.
Source : www.radiofrance.fr

9999999
