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17 mars 2026
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17 mars 2026Donald Trump répond à l’OTAN qui lui a dit non pour le détroit d’Ormuz : « une erreur stupide »
JIM WATSON / AFP
Donald Trump, ici dans le Bureau ovale à la Maison Blanche, à Washington, le 17 mars 2026.
Donald Trump le prendrait-il comme une vexation ? Alors que le président américain avait insisté lundi pour que les alliés des États-Unis surmontent leurs réticences manifestes pour participer à la sécurisation du détroit d’Ormuz, bloqué par l’Iran, celui-ci est revenu ce mercredi 17 mars sur le refus d’aider de nombreux pays de l’Otan.
« Je pense que l’Otan fait une erreur vraiment stupide », a-t-il déploré face à la presse depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche. « Je suis déçu, déçu, nous avons dépensé des centaines de milliards de dollars. S’ils ne nous aident pas, ça nous pousse à réfléchir », a-t-il ajouté. « Je me suis toujours demandé si l’Otan serait là pour nous, et voilà c’est vraiment le test » ici, a-t-il conclu sur le sujet, amer.
Peu de temps avant, le président avait affirmé sur son réseau social Truth Social qu’il n’avait plus besoin de cette aide pour sécuriser le passage stratégique pour l’économie mondiale. « Les États-Unis ont été informés par la plupart de nos alliés de l’Otan qu’ils ne voulaient pas être impliqués dans notre opération militaire contre le régime terroriste iranien. (…) NOUS N’EN AVONS JAMAIS EU BESOIN », a clamé le républicain, dans son style caractéristique. À rebours donc de ses propos de la veille.
La France pas prête à des opérations d’ouverture « dans le contexte actuel »
Emmanuel Macron a lui martelé le même jour qu’il était hors de question pour la France de s’engager dans des « opérations » de sécurisation du détroit « dans le contexte actuel » de « bombardements » mais qu’une fois la situation redevenue « plus calme », elle pourrait participer à des « escortes » de navires dans ce passage stratégique pour l’économie mondiale.
« Ce travail supposera des discussions, une “déconfliction” (procédures de communication et d’échange d’informations pour éviter des dérapages, NDLR) avec l’Iran parce que, en aucun cas, ce ne peut être une opération de vive force », a développé le chef de l’État qui a déjà évoqué une telle initiative le 9 mars à Chypre.
Cette mission, qui sera à « bâtir dans les jours et les semaines à venir », « doit donc être pleinement distincte des opérations de guerre qui sont en cours et des bombardements en cours », a-t-il encore dit.
Des échanges ont déjà eu lieu en ce sens avec « l’Inde et plusieurs autres partenaires européens ou de la région », a-t-il ajouté, en se disant aussi opposé à l’idée d’étendre l’opération européenne Aspides mise en place en mer Rouge au détroit d’Ormuz. « Ce cadre ne doit pas être étendu à d’autres opérations », a-t-il dit.
Les chefs de la diplomatie de l’UE, réunis lundi à Bruxelles, ont écarté l’idée d’envoyer dans le détroit d’Ormuz la mission européenne de protection du trafic maritime Aspides en mer Rouge.
Cette mission navale de l’UE est composée de trois navires militaires. Pour la faire intervenir dans le détroit d’Ormuz, il serait nécessaire de modifier le mandat de cette opération, conçue à l’origine pour protéger les navires marchands des attaques des rebelles houtis, alliés de l’Iran, en mer Rouge.
Source : www.huffingtonpost.fr

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