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18 mars 2026Bukele, au Salvador, impose des peines à perpétuité dans un pays qui a emprisonné 1 % de la population
SAN SALVADOR– SAN SALVADOR (AP) — Le Salvador Le Congrès a approuvé mardi un amendement constitutionnel proposé par le président Nayib Bukele pour autoriser les peines à perpétuité dans un pays qui a emprisonné plus de 1% de sa population dans sa guerre contre les gangs.
La réforme a été présentée par le cabinet de sécurité de Bukele plus tôt dans la journée devant le Parlement salvadorien, qui contrôle fermement le parti du leader populiste.
La mesure a été approuvée par 59 des 60 législateurs et devrait être ratifiée la semaine prochaine.
Cela survient alors que Bukele a fait avancer une série de réformes constitutionnelles, qui ont été vivement critiquées pour avoir érodé les freins et contrepoids ainsi que sapé la délicate démocratie du pays.
« Nous verrons qui soutient cette réforme et qui ose défendre l’idée que la Constitution devrait continuer à interdire aux meurtriers et aux violeurs de rester en prison », a écrit Bukele dans un message sur X mardi.
En août, le gouvernement a fait adopter une autre réforme qui supprimerait la limitation du mandat présidentielouvrant la voie à Bukele pour rester au pouvoir indéfiniment. Les experts juridiques considèrent largement que le deuxième mandat de Bukele, qui a débuté en 2024, viole la constitution, qui interdit la réélection consécutive.
La dernière réforme s’appuie sur d’autres mesures prises par Bukele pour lutter contre les gangs au Salvador, notamment l’état d’urgence instauré en mars 2022 à la suite d’une vague de violence des gangs.
La mesure, censée être temporaire mais prolongée de près de quatre ans, suspend des droits constitutionnels clés et a conduit à la détention d’environ 91 300 personnes.
Les groupes de défense des droits de l’homme documentent depuis des années des cas de détentions arbitraires, l’un d’entre eux affirmant même devant la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) que la grande majorité des personnes emprisonnées en vertu de l’état d’urgence l’étaient de manière arbitraire. Bukele a vivement critiqué ces allégations, mais il a déclaré que 8 000 personnes innocentes avaient été libérées.
Enhardi par l’alliance de Bukele avec le président américain Donald Trump, le gouvernement s’en est également pris à ses ennemis, arrêtant des critiques et des militants et forçant de plus en plus les journalistes et les voix de l’opposition à choisir entre l’exil ou la prison.
Les personnes détenues en vertu de l’état d’exception sont incarcérées avec peu de preuves, sous de vagues accusations de la part des autorités et avec très peu d’accès à une procédure régulière. Les prisonniers sont souvent jugés lors de procès collectifs et les avocats perdent régulièrement la trace de l’endroit où se trouvent leurs clients.
Les responsables du gouvernement de Bukele ont déjà promis que les membres de gangs seraient détenus « ne reviendra jamais » dans les rues.
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Source : abcnews.com

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