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Le Medef de Haute-Garonne s’inquiète de la possible victoire de La France insoumise à Toulouse. Le syndicat des patrons craint que l’accession à la mairie du LFI François Piquemal mette en danger l’emploi dans la région en provoquant le départ du géant mondial de l’aéronautique Airbus.
Arrivé en seconde position au premier tour, le candidat de La France insoumise François Piquemal pourrait s’emparer de la mairie de Toulouse après son accord avec le PS. Une potentielle arrivée à la tête de la mairie qui inquiète le Medef.
Le syndicat des patrons déplore « une alliance contre-nature et anti-entreprise » et « certaines positions défendues pendant la campagne sont incompatibles avec l’économie de la troisième ville de France ».
Selon La Dépêche du Midi, le Medef qui a auditionné tous les candidats à la mairie de Toulouse, déplore notamment l’encadrement des loyers, l’opposition à la LGV (la ligne à grande vitesse) estimant que le programme insoumis ne pourrait se faire qu’avec une augmentation des impôts locaux.
Crainte des craintes, que l’arrivée de François Piquemal entraîne le départ d’Airbus de la région, alors que le géant mondial de l’aéronautique est le principal pourvoyeur d’emploi de la zone: « Face à un conseil métropolitain bordélisé et sous influence des insoumis, défavorables à l’aéronautique, les usines Airbus et les emplois fileront à Hambourg ou ailleurs », craint Pierre-Olivier Nau le président du Medef Haute-Garonne.
« LFI c’est pas bon pour l’économie »
Un potentiel départ qui fait réagir les Grandes Gueules ce mercredi: « Ceux qui ont voté LFI se rendront compte que LFI c’est la fuite de l’emploi », croit savoir le consultant Antoine Diers. « LFI, c’est pas bon pour la sécurité, pour l’unité nationale et pour l’économie », ajoute-t-il.
« Dans chaque ville, taper sur la grosse boîte du coin, ça coûte cher. Les salariés sont attachés à la grosse entreprise locale », croit savoir Antoine Diers.
« Le Medef devrait être beaucoup plus interactif »
« C’est contre-productif que les patrons prennent la parole ainsi », prédit sur RMC Story l’enseignante Fatima Aït-Bounnoua. « Cela va renforcer le vote insoumis et l’idée d’une complicité » entre patrons et politiques. « Ils peuvent s’inquiéter mais à haute voix, ce n’est pas efficace ».
« Le Medef devrait être beaucoup plus interactif », balaie l’entrepreneur Emmanuel De Villiers qui reproche aux dirigeants du syndicat des patrons d’être des « notables » pas assez investis dans la politique. « Mais quand un communiste va sur l’économie, il tape sur n’importe quoi, il n’a jamais rien géré, raisonne par autoritarisme financier », tacle-t-il.
« Pour un chef d’entreprise, le soutien local des politiques, c’est très important », ajoute l’entrepreneur.
« Airbus c’est 80% de l’emploi dans le bassin toulousain », assure Sébastien qui vit dans la région depuis quelques mois. « Mais je n’entends pas que du bien de la gestion de Jean-Luc Moudenc (le maire actuel candidat à sa réélection, ndlr) », assure-t-il. Reste qu’il se dit inquiet d’une éventuelle victoire des Insoumis sur l’économie locale.
Source : rmc.bfmtv.com

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