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18 mars 2026Guerre au Moyen-Orient : « Le pire scénario serait un incident nucléaire, et c’est ce qui nous inquiète le plus », l’OMS a activé ses protocoles d’urgence
La préparation aux urgences nucléaires s’intensifie à l’OMS. Face aux frappes sur les sites iraniens, l’organisation renforce ses protocoles pour éviter une catastrophe sanitaire mondiale.
Face à la montée des tensions au Moyen-Orient et de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a activé ses protocoles d’urgence pour faire face au pire scénario, c’est-à-dire une catastrophe nucléaire. L’objectif est d’anticiper des éventuelles frappes sur des installations nucléaires et même d’envisager l’utilisation d’armes nucléaires.
La directrice régionale de l’OMS pour la Méditerranée orientale, Hanan Balkhy, a déclaré que l’organisation se préparait à un large éventail de scénarios. « Le pire scénario serait un incident nucléaire, et c’est ce qui nous inquiète le plus », précise-t-elle en soulignant que les conséquences potentielles pourraient affecter la région et le monde entier pendant des décennies, indique Politico.
Formations et recommandations
L’OMS a ainsi mis à jour ses directives à destination du personnel et des gouvernements sur la conduite à tenir en cas d’urgence nucléaire en actualisant ses formations et recommandations en matière de santé publique. Elle mène un suivi en temps réel des attaques contre les installations sanitaires. Au début du mois de mars 2026, elle a déjà vérifié 13 attaques directes contre des infrastructures de santé en Iran dont l’hôpital Gandhi de Téhéran. L’organisation insiste sur le fait que la protection de ces centres est vitale, car ils seraient les premiers points de tri des blessés en cas d’incident nucléaire.
Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a récemment alerté sur le fait que le système de santé en Iran est déjà « sous une pression extrême » en raison du conflit conventionnel, ce qui limite considérablement sa capacité de résilience face à un accident nucléaire majeur. En juin dernier, les États-Unis et Israël ont ciblé des installations atomiques iraniennes comme les sites de Fordow, d’Ispahan et de Natanz. Depuis le lancement de leur nouvelle offensive le 28 février, ils poursuivent ces attaques contre les sites nucléaires.
Stocks nationaux
L’OMS a actualisé ses directives sur la constitution de stocks nationaux de secours en cas d’urgence radiologique. Il s’agit de l’iode stable, les agents de décorporation utilisés pour éliminer les radionucléides du corps et les cytokines qui servent à traiter les dommages à la moelle osseuse chez les victimes du syndrome d’irradiation aiguë.
Elle travaille également avec le réseau mondial d’experts médicaux spécialisés dans les urgences nucléaires (REMPAN), qui fournit une assistance technique et des conseils de traitement aux hôpitaux locaux, ainsi que le comité inter-agences (IACRNE) où l’OMS collabore avec l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique).
À ce jour, aucun signe de contamination radioactive n’a été signalé dans la région. Cependant, si un incident nucléaire exposait la population à des niveaux dangereux de radiations, il risquerait de provoquer des lésions pulmonaires et cutanées immédiates importantes et d’accroître le risque de développer un cancer ou des troubles mentaux. L’organisation a cité des événements nucléaires passés, comme la catastrophe de Tchernobyl et les bombardements atomiques de Hiroshima et de Nagasaki, à titre d’exemples de conséquences à long terme.
Source : www.lindependant.fr

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