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18 mars 2026Reuters.com
18 mars 2026Choc pétrolier, hausse des prix des engrais, trafic aérien perturbé… La guerre provoquée par les États-Unis et Israël au Moyen-Orient a des conséquences mondiales. Et ces dernières s’étendent jusqu’en Suisse, où l’une des branches phares du pays pourrait être ébranlée par le chaos qui règne dans la région : l’horlogerie.
“Il faudra attendre mi-avril et la publication des statistiques douanières du mois de mars pour savoir comment le marché a réagi”, assure Le Temps. Mais d’après le journal genevois, tous les acteurs de l’horlogerie suivent avec inquiétude les évolutions du conflit. Le Moyen-Orient représente 10 % des exportations de montres suisses, qui sont notamment portées par la demande à Dubaï.
“L’évolution des exportations vers les Émirats a été fulgurante : de 180 millions de francs en l’an 2000 [plus de 198 millions d’euros], la valeur est passée à 1,3 milliard de francs en 2025 [environ 1,4 milliard d’euros], année record.” Le salon Dubaï Watch Week, organisé tous les deux ans, est même devenu un “événement incontournable” pour les amateurs de joaillerie suisse.
Une région déstabilisée
La guerre pourrait changer la donne : moins de touristes risquent de se rendre sur place cette année, et de nombreux expats pourraient choisir de quitter les pays du Golfe. Cela tomberait d’autant plus mal pour l’industrie horlogère suisse que celle-ci se remettait à peine des difficultés liées à la crise économique chinoise. À la fin de janvier, la Neue Zürcher Zeitung donnait l’exemple du groupe Swatch, dont les plus récents résultats “donnaient de l’espoir” après “une année difficile”.
Les horlogers suisses interrogés par Le Temps estiment que “la déstabilisation actuelle [du Moyen-Orient] pourrait constituer un véritable test de résistance pour l’ensemble de l’industrie”.
Incertitude et flexibilité
L’“image d’îlot d’absolue sécurité” dont bénéficiait la région est ébranlée, analyse Manuel Emch, dirigeant des marques Louis Erard et Kollokium. Mais il pense aussi que les habitants des pays du Golfe continueront à consommer. “Moins de voyages, plus de pouvoir d’achat à disposition : ce scénario n’est pas sans rappeler le Covid, dont les horlogers avaient, à leur surprise, bien bénéficié.”
La durée du conflit aura néanmoins un impact sur le niveau de vie des clients, et donc sur les ventes de montres helvètes. Plus la guerre s’éternisera, plus les entreprises suisses pourraient en pâtir.
“Tout le monde observe et attend, affirme Yves Bugmann, président de la Fédération de l’industrie horlogère suisse, sur le site du Temps. Pour les horlogers, cela exige beaucoup de flexibilité.” Lorsque, à la fin de janvier, la Neue Zürcher Zeitung se demandait si “le pire était derrière l’industrie horlogère”, personne n’avait envisagé une telle situation.
Source : www.courrierinternational.com

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