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18 mars 2026
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18 mars 2026Russie, Qatar… Les frappes sur des sites énergétiques en Iran suscitent colère et inquiétude
MORTEZA NIKOUBAZL / NurPhoto via AFP
Photo d’illustration de la centrale nucléaire de Bushehr, en Iran, le 29 avril 2024.
Les États-Unis et Israël sont pointés du doigt. Le Qatar et la Russie ont dénoncé, ce mercredi 18 mars, les frappes « irresponsables » visant des infrastructures énergétiques en Iran. Au même moment, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a, elle aussi, appelé à la retenue.
La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a fustigé une « frappe irresponsable et tout à fait inacceptable » qui a visé « le périmètre intérieur de la centrale nucléaire de Bouchehr ». Des spécialistes russes travaillent dans cette centrale, située dans le sud de l’Iran et qui est la seule opérationnelle dans le pays.
« Nous avons averti à maintes reprises Israël et les États-Unis (…) qu’il est catégoriquement inacceptable de mettre en danger la vie et la santé des nombreux citoyens russes présents sur le site », a ajouté Maria Zakharova. Elle a appelé les deux pays à « renoncer à ces attaques imprudentes contre des installations nucléaires, qui entraînent des risques réels de catastrophe radiologique et écologique à l’échelle de la région ».
« Menace pour la sécurité énergétique mondiale »
Le « projectile » qui a touché la centrale de Bouchehr n’a fait aucun dégât sur l’infrastructure ni de blessé, a indiqué dans le même temps l’AIEA. Le directeur général de l’Agence, Rafael Grossi a pour autant « réitéré son appel à la retenue pendant le conflit pour éviter tout risque d’accident nucléaire ».
D’autres frappes sur des sites énergétiques iraniens ont quant à eux provoqué la colère du Qatar. Doha a en effet condamné l’attaque contre des installations desservant le champ gazier de South Pars/North Dome, la plus grande réserve de gaz connue au monde, que l’Iran partage avec le Qatar.
« Le ciblage par Israël d’installations liées au champ gazier iranien de South Pars, qui constitue le prolongement du champ qatari, est une démarche dangereuse et irresponsable dans le contexte de l’escalade militaire actuelle dans la région », a écrit sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari. « Viser les infrastructures énergétiques représente une menace pour la sécurité énergétique mondiale, pour les peuples de la région et pour son environnement », a-t-il ajouté.
L’Iran menace de répliquer, le cours du pétrole bondit
Après cette frappe américano-israélienne, l’Iran a prévenu qu’il allait viser des infrastructures énergétiques chez ses voisins du Golfe. « Nous envisageons de cibler les infrastructures de carburant, d’énergie et de gaz » des pays à partir desquels les attaques ont été lancées, a précisé le centre de commandement interarmées, Khatam Al-Anbiya, dans un communiqué, alors que Téhéran accuse les pays du Golfe de laisser les forces américaines utiliser leur territoire pour l’attaquer.
La télévision d’État a publié une liste de cibles potentielles, incluant des installations pétrolières et gazières en Arabie saoudite, au Qatar et aux Émirats arabes unis, affirmant qu’elles sont « devenues des cibles directes et légitimes et seront visées dans les heures à venir ».
Ces nouvelles frappes et menaces de surenchère iraniennes ont inquiété les marchés et les prix du pétrole sont repartis à la hausse, le baril de Brent grimpant même de plus de 5 %. Le prix du gaz européen, qui évoluait dans le rouge mercredi matin, est lui aussi reparti à la hausse.
Source : www.huffingtonpost.fr

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