
Marine Le Pen reproche au PS de partager les positions de LFI après les alliances nouées pour les municipales
18 mars 2026
« La science n’est pas une opinion » : le président de la réserve naturelle de la Massane, Gilles Bœuf, au chevet de la biodiversité
18 mars 2026« Ali Larijani voulait rester proche de là où ça se passe » : comment Israël a traqué et éliminé l’un des leaders des Gardiens de la Révolution
Le régime iranien confirme la mort d’un de ses principaux leaders, le chef du Conseil suprême de sécurité nationale Ali Larijani, dans la nuit de mardi à mercredi.
Publié
Temps de lecture : 3min
Comme souvent avec les Israéliens, c’est une opération clinique de l’aviation et du renseignement. L’élimination d’Ali Larijani s’est déroulée dans la nuit du mardi 17 au mercredi 18 mars, alors que Téhéran était massivement bombardé. L’ancien homme fort du régime est mort avec son fils et plusieurs gardes du corps dans un appartement sécurisé de la banlieue de Téhéran. L’Iran a confirmé sa mort.
Il n’était donc pas si compliqué à débusquer, pour Yossi Melman, journaliste et écrivain, spécialiste des services secrets. « Être un des principaux leaders du régime iranien et savoir que l’on est une cible, c’est un dilemme, souligne-t-il. Ali Larijani a limité l’usage de son téléphone et des médias en ligne, il aurait pu se cacher à la campagne, mais à ce moment-là, ça aurait été difficile pour lui de communiquer avec les autres dirigeants. Je suis convaincu que les Iraniens communiquent désormais avec des courriers qu’ils se transmettent par coursier à moto ou en voiture. Larijani voulait rester proche de là où ça se passe pour continuer à mener la guerre. »
Ali Larijani a été vu pour la dernière fois, vendredi, lors de manifestations du régime à Téhéran. Il ne dormait jamais deux nuits consécutives au même endroit. Il aurait été dénoncé. Il changeait tous les soirs de planque, selon des informations diffusées mardi soir dans plusieurs médias israéliens.
C’est une politique d’assassinat ciblé qui est la marque d’Israël. Les Israéliens ont depuis toujours éliminé les auteurs d’attentats contre des Juifs, les anciens nazis ou par exemple les ingénieurs du programme nucléaire iranien. Mais, jamais, l’État hébreu n’a tué aussi massivement et systématiquement des leaders que depuis deux ans et demi : Yahya Sinouar du Hamas à Gaza, Hassan Nasrallah du Hezbollah au Liban, Ali Khamenei au début du mois à Téhéran, puis, toute la chaîne de commandement liée à ses dirigeants. Israël veut décapiter les mouvements ennemis pour les déstabiliser, au mieux les éliminer.
Pour Yossi Melman, cette stratégie assumée pourrait cependant être contre-productive. « Bien sûr qu’ils méritent de mourir, dit-il, ils ont du sang sur les mains. Je n’ai pas de pitié pour eux. Mais d’un autre côté, Israël aime les assassinats. Mais quel est l’objectif de cette politique ? Comment vous terminez une guerre ? Vous ne pouvez pas avoir une stratégie fondée uniquement sur le fait de tuer et tuer encore. Si vous assassinez les dirigeants, vous allez au final perdre des opportunités de négocier une solution. »
Selon plusieurs analystes, Ali Larijani était par ailleurs un des leaders iraniens plutôt favorable à l’ouverture de négociations avec les États-Unis. Le prochain sur la liste est, selon l’armée israélienne, le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, qu’elle a promis « de traquer, trouver et neutraliser ».
Source : www.franceinfo.fr

9999999/2026/03/18/000-a3kn3t3-69baa6ec4c0e7300061283.jpg?w=1200&resize=1200,480&ssl=1)
/2026/03/18/000-a3le6t3-69bad87af3bfc719946621.jpg?w=960&resize=960,750&ssl=1)