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18 mars 2026C’est une bombe à retardement pour l’environnement qui se déplace dans la mer Méditerranée. Le M.T. Arctic Metagaz attaqué début mars et à la dérive près de Malte, contient des centaines de tonnes de carburant, ainsi qu’une grande quantité de gaz naturel liquéfié.
Or, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête de l’article, des images prises par l’AFP montrent deux énormes trous de chaque côté du navire, faisant craindre une fuite. Plusieurs pays ont alerté la Commission européenne sur le risque de désastre écologique.
L’affaire a commencé début mars. La Russie a accusé l’Ukraine d’avoir attaqué le méthanier Arctic Metagaz, parti de Mourmansk en Russie et à destination de Port-Saïd en Égypte, avec des drones navals lancés depuis les côtes libyennes.
Selon Moscou, les 30 membres de l’équipage du méthanier ont été secourus et le navire est depuis abandonné. Le méthanier « présente de graves dégâts : on entend des détonations à bord, des fuites de gaz sont constatées, la gîte s’est accentuée et des foyers d’incendie localisés sont observés », a indiqué Maria Zakharova, porte-parole de ministère russe des Affaires étrangères.
Kiev, qui vise régulièrement des installations et des transports d’hydrocarbures russes pour tenter d’assécher le financement de l’offensive russe en Ukraine, n’a pas commenté l’attaque.
60 000 tonnes de GNL à bord
L’autorité portuaire libyenne avait déclaré dans la nuit du 3 au 4 mars que le navire avait été touché par « des explosions soudaines suivies d’un violent incendie, qui a finalement entraîné son naufrage » au nord du port de Syrte.
Mais le navire n’a pas coulé. Des images prises par l’AFP depuis un avion dimanche à la mi-journée le montrent à 50 milles nautiques au sud-ouest de Malte, des parties noircies et gravement endommagées par le feu, avec deux trous de chaque côté au milieu de la coque.
Dans un communiqué publié le 13 mars, l’ONG de protection de la nature WWF, estime que le navire transporte une cargaison d’environ 900 tonnes de diesel, qui pourrait provoquer une marée noire en cas de fuite, et de plus de 60 000 tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL).
Or, si ces dizaines de milliers de tonnes de GNL conservé à environ -160 °C venaient à se répandre dans la mer cela provoquerait « des nuages cryogéniques mortels pour la faune marine et une pollution importante et durable de l’eau et de l’atmosphère », précise WWF.
Sept pays européens en alerte
Sept pays européens, dont la France et l’Italie, ont envoyé une lettre la Commission européenne pour alerter sur les risques posés par l’Arctic Metagaz, dont l’état pose un « double défi » afin de garantir la sécurité maritime et prévenir une catastrophe écologique.
Plus précisément, il est écrit dans la lettre dévoilée par l’agence de presse britannique Reuters, que « l’état précaire du navire, combiné à la nature de sa cargaison spécialisée, fait peser un risque imminent et grave de catastrophe écologique majeure au cœur de l’espace maritime de l’Union ».
Dans une interview à Radio 24, Alfredo Mantovano, secrétaire d’État à la présidence du conseil italien en rajoute une couche : « Ce navire est sans équipage, nous ne pouvons l’approcher, et il peut exploser à tout moment. »
Le navire faisait l’objet de sanctions des États-Unis et de l’Union européenne car il appartenait à la « flotte fantôme » russe, composée de pétroliers vieillissants transportant son pétrole et son gaz à travers le monde en contournant les restrictions occidentales. Les autorités maltaises et italiennes surveillent désormais de près le passage de l’épave.
Source : www.huffingtonpost.fr

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