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En octobre 2025, Nvidia est devenue la première entreprise à valoir plus de 5 000 milliards de dollars en bourse. L’entreprise américaine, qui fabrique les puces qui font tourner l’intelligence artificielle, est au centre des rivalités entre les Etats-Unis et la Chine.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Un écran immense pour une conférence en grande pompe. Un géant de la tech dévoile au monde entier des innovations dignes des films de science-fiction. « Notre logiciel résiste aux radiations et nous sommes présents dans les satellites. À l’avenir, nous construirons aussi des data centers dans l’espace », met en avant, sur scène, Jensen Huang, président-directeur général de Nvidia.
L’entreprise américaine est spécialisée dans les puces dopées à l’intelligence artificielle. Grâce à elles, les voitures se conduisent toutes seules, les jeux vidéo sont plus réalistes et les robots servent des cocktails. « Nous avons bâti les fondations qui ont rendu possible la révolution de l’IA et permis à ChatGPT d’exister », appuyait, en janvier 2026, Rev Lebaredian, vice-président de la technologie omniverse chez Nvidia.
Il a fallu près de dix ans à Nvidia pour devenir un géant financier qui écrase ses concurrents. En bourse, Nvidia vaut plus de 4 400 milliards de dollars. C’est bien plus que les mastodontes Google, Amazon et Apple. Depuis 2020, la valeur de l’action a augmenté de plus de 2 800 %. Son patron, Jensen Huang, jamais sans sa veste en cuir, est devenu une star jusqu’à signer des autographes.
Le groupe est si puissant que ses puces sont au cœur de la diplomatie. Donald Trump lui a ainsi interdit de les vendre à la Chine, sauf une. « La puce H20 est obsolète, vous savez. Mais bon, il y a encore un marché », a ironisé en août 2025 le président des Etats-Unis. Car, dans la course à l’intelligence artificielle qui se joue entre les États-Unis et la Chine, ces semi-conducteurs sont la clé. Donald Trump a deux craintes. « D’une part, que la Chine puisse utiliser les capacités de calcul que cela fournit à des fins militaires, et donc que cela serve la modernisation militaire chinoise, mais aussi plus largement que cela serve le développement de l’IA en Chine, que cela permette à la Chine d’être à la pointe et donc de dépasser technologiquement les États-Unis », éclaire Mathilde Velliet, chercheuse au centre géopolitique des technologies de l’IFRI.
Le patron de Nvidia prévoit de vendre 1 000 milliards de dollars de ses puces d’intelligence artificielle dans le monde, rien que l’année prochaine.
Source : www.franceinfo.fr

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